TREWA – Spectacle de la metteuse en scène et militante chilienne mapuche Paula Gonzalez Seguel le 24 Octobre 2021 au Théâtre Jean Vilar 1, place Jean-Vilar – 94400 Vitry-sur-Seine – Spectacle en espagnol et mapudungun Surtitrages : Français.

TOURNÉE– Théâtre Durance (Château-Arnoux-Saint-Auban) – 20 octobre
– Théâtre Vitry sur Seine – 24 octobre
– Théâtre National Populaire de Villeurbanne (dans le cadre du Festival Sens Interdits de Lyon) – 28, 29 octobre
– Scène Nationale du grand Narbonne – 9 novembre
– L’Estive, Scène Nationale (Foix) – 12 novembre
– Théâtre Michel Portal (Bayonne) – 16 novembre
– Théâtre Molière, Scène Nationale de Sète – 19 novembre

Flûte traversière, cuatro venezolano, ron roco, cuenco, choriste : Evelyn Gonzalez / Actrice, chanteuse, percussions latino-américaines, productrice : Nicole Gutiérrez Perret / Régisseur son et vidéo : Roberto Collío / Violoniste, choriste : Sergio Ávila / Cordes latino-américaines : Juan Flores / Violoncelliste, choriste : Ángela Acuña / Régisseur son : Ivan González / Régisseur lumière : Francisco Herrera / Scénographie : Natalia Morales Tapia / Assistante à la mise en scène, production, surtitres : Andrea Osorio Barra

Metteure en scène Paula González Seguel
Directrice musicale Evelyn González
Avec Amaro Espinoza, Benjamín Espinoza, Constanza Hueche, Norma Hueche, Juan Carlos Maldonado, Vicente Larenas, Francisca Maldonado, Hugo Medina, Rallen Montenegro, Elsa Quinchaleo y Paula Zúñiga.

Synopsis :


En 2016, Yudith Macarena Valdès Munoz, militante environnementale, est tuée dans des
circonstances suspectes alors qu’elle résiste contre l’installation d’un barrage au sud du Chili,sur les terres mapuches : c’est le point de départ de Trewa, État nation ou le spectre de la trahison. Le spectacle explore les mécanismes de la violence subie par le peuple Mapuche au Chili depuis le XVème siècle. Résultat d’un travail d’investigation de plusieurs années, il mêle perspectives historiques, ethnographiques et politiques grâce à une pratique multidisciplinaire qui réunit une trentaine de professionnels. À partir du dispositif de fiction documentaire, les musiciens, performeurs, écrivains, cinéastes qui ont participé à l’enquête donnent un aperçu de ce que provoque la violence dans leur quotidien et témoignent d’une culture et d’un mode de vie en lutte constante pour leur reconnaissance. Le geste de création, en soi révolutionnaire, confère sa valeur à la forme créée : pour ce peuple discriminé et violenté, ce qui était un projet artistique est devenu une lutte sociale et politique contre l’injustice et l’invisibilité forcée.

Le spectacle actuellement en tournée constitue un évènement aussi bien pour le public français que pour les communautés mapuches qui continuent à lutter pour se faire entendre. Fondée en 2008, par Paula González Seguel, d’origine mapuche, metteure en scène, actrice, réalisatrice, la compagnie KIMVN Teatro a à son actif une dizaine de mises en scène. L’équipe théâtrale s’est spécialement formée pour ce spectacle dans une démarche aussi bien politique qu’artistique. C’est dire que tous les artistes sont engagés et certains ont même dû faire face à des intimidations et des persécutions pour avoir participé aux mouvements sociaux au Chili.  

Pour Paula Gonzáles Seguel, le théâtre est devenu un outil de lutte : « La compagnie explore une « dramaturgie de la résistance » qui vise à l’autodétermination et la reconnaissance des Mapuches par la société chilienne. Venue pour la première fois en 2011 à Sens Interdits avec la création de Ñi pu tremen, elle poursuit ici son travail documentaire avec Trewa, spectacle issu d’un projet de recherche-création en collaboration avec le CIIR (Centro de Estudios Interculturales e Indígenas). »

Nous avons très sensibles à l’orchestration musicale et aux chants qui ponctuent les scènes du quotidien d’une famille Mapuche confrontée à l’assassinat de Yudith Macarena Valdés Muñoz, militante écologiste. Le seul témoin était un enfant en bas âge et le meurtre maquillé en suicide. Tandis que les proches discutent, l’on voit errer sur la scène la militante. Pour les Mapuches, ceux qui pratiquent le culte des ancêtres et aussi celui de la nature, les morts ne sont pas morts.

Mapuche signifie « Gens de la terre ». en amérindien. Encore nombreuses sont les communautés de paysans pêcheurs attachés à leurs traditions.

A l’issue de la représentation, des spectateurs Mapuches ont souligné que le spectacle était le reflet de la force de leur peuple, la force de ce lien sacré qu’il a avec la terre et qui le détermine à lutter contre ceux qui la saccagent et empoisonnent l’eau.

L’une des artistes a été choquée lors de son passage à Paris par tout le luxe produit par notre pays. Pour produire tout ce luxe dit-elle, des peuples d’Amérique, Afrique, Asie et les communautés indigènes sont en train de le payer. Des personnes commeYudith Macarena Valdés Muñoz, ont sacrifié leur vie pour la défense d’une rivière. Elle a demandé que l’on réfléchisse à propos de chaque privilège qui coûte seconde par seconde la vie à « notre mère terre, des gens de leurs peuples ».

La doyenne de la compagnie a clos cette belle rencontre avec le peuple Mapuche avec un chant ancestral de toute beauté.

Eze, le 15 Novembre 2021

Evelyne Trân

N.B : Article également publié sur le site du MONDE LIBERTAIRE

https://monde-libertaire.net/index.php?articlen=6093

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