ET PENDANT CE TEMPS SIMONE VEILLE ! A LA COMEDIE BASTILLE 5 rue Nicolas Appert 75011 Paris Samedi à 19h, dimanche à 15h, lundi à 19h et mardi à 19h – Tél : 01 48 07 52 07

Représentations supplémentaires : vendredi 2 octobre 2020 à 19h, vendredi 16 octobre à 21h, samedi 17 octobre à 21h, vendredi 23 octobre à 21h, samedi 24 octobre à 21h,  vendredi 13 novembre 2020 à 19h, vendredi 4 décembre 2020 à 19h et jeudi 10 décembre à 21h et vendredi 18 décembre 2020 à 21h.

Relâches le dimanche 4 octobre et samedi 28 novembre 2020

Chansons: Trinidad 

Mise en scène: Gil Galliot 

Interprètes: Agnès Bove – Dalia Bonnet – Anne Barbier – Bénédicte Charton –  Nelly Holson – Anne Le Coutour – Trinidad

Auteurs: Trinidad, Corinne Berron, Bonbon, Hélène Serres et Vanina Sicurani

Direction musicale: Pascal Lafa / Scénographie: Jean-Yves Perruchon / Costumes: Sarah Colas

Elles ont bien raison de le souligner, Marcelle, France, Giovanna, et Simone (celle qui veille) qui trèpignent chacune du haut de leurs talons d’ouvrière, de petite bourgeoise ou de classe moyenne, la dépénalisation de la pilule contraceptive avec la loi Neuwirt votée en 1967, ce fut un petit pas pour la femme mais un grand pas pour l’humanité qui vaut bien celui de l’homme sur la lune.

Une loi qui semblait renvoyer aux calendes grecques celle du 31 Juillet 1920 qui interdisait toute contraception sous peine d’amende et de prison et déclarait « crime contre l’État » l’avortement . En effet, la pilule n’était pas remboursée par la sécurité sociale et il faudra attendre la promulgation de la loi Veil, le 17 Janvier 1975, pour la dépénalisation de l’avortement, sous certaines conditions.

Les premières femmes qui ont bénéficié de la pilule contraceptive sont tout au plus sexagénaires aujourd’hui et encore fort pimpantes.Leurs tribulations féministes couvrent trois générations, certaines sont issues de familles de 14, 20 enfants, ce qui est inimaginable de nos jours.

TRINIDAD, l’auteure principale de cette épopée féminine, a pris le parti d’en rire, en faisant sortir de leurs gonds trois femmes aux destins différents, mais toutes allumées par un désir d’affirmer leurs droits, de se reconnaître en tant que femmes dans un monde où elles peuvent encore être éclaboussées, humiliées en tant que sexe faible.

Tu nais homme ou tu nais femme, tu veux ou tu veux pas d’enfant, un coup de dés du hasard !! ?? Dire que le vingtième siècle a bouleversé cette fatalité binaire ! Les femmes d’aujourd’hui ont en héritage des siècles de luttes pour la libération morale et sexuelle de la condition féminine. « On ne nait pas femme, on le devient », constatait amèrement Simone de Beauvoir. Mais le racisme sexiste écorne aussi bien les hommes. Dame nature a somme toute bien fait les choses, nous nous ennuierions dans un monde asexué.

Ce que comprennent avec beaucoup d’humour les femmes que met en scène la comédie de TRINIDAD. Pas question de renoncer à sa féminité, aux plaisirs de la séduction et de se ficeler dans le carcan d’une idéologie féministe. Il y a du bonheur à se sentir femme, à le dire, à le chanter, c’est ce qui frappe vraiment dans ce spectacle où les comédiennes se fondent dans cette épopée effarante des années 5O à nos jours, de façon jubilatoire, quasiment explosive.

 Les chansons de TRINIDAD font sauter le bouchon de vieux tubes décapants où s’engouffrent pêle mêle sur l’écran de nos souvenirs, les clins d’œils de Gainsbourg et Birkin, Claude François etc. sans oublier les désuètes mais toujours à l’oeuvre, publicités ménagères. Jolie pommade des actualités des 20ème et 21ème siècles qui continuent à suer – eh oui, les images transpirent – elles le peuvent en levant leur regard vers Simone VEIL, impassible et souriante, qui réussit à faire voter la loi sur l’avortement face une assemblée ahurie d’hommes stupéfaits.

Voilà un spectacle en pleine ébullition, joyeux et instructif, servi par la mise en scène légère et super bien cadencée de Gil GALLIOT. Un quatuor de femmes qui continue à ruer dans les brancards pour que tienne à l’affiche cette Simone qui veille – dit-il – au Féminin.

Paris, le 31 Décembre 2015

Mis à jour le 13 Septembre 2020

Evelyne Trân

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