I AM THE COSMOS de Luc GUIOL AU THEATRE LES FEUX DE LA RAMPE – 34 RUE RICHER 75009 PARIS- DU 23 OCTOBRE 2017 AU 26 MARS 2018, le lundi à 20 HEURES.

Photo D.R.

La première impression est-elle toujours la bonne ? Il faut croire que non. Nous nous attendions à rencontrer un humoriste tape à l’œil, avec une tête d’épingle au-dessus d’une comète prête à télescoper nos méninges mais nous sommes tombés dans le panneau.

Le gars plutôt bon chic, bon genre qui atterrit sur la scène, n’a rien de fracassant à déclarer. Sa mise en bouteille aurait-elle échoué et
le bouchon aurait-il sauté avant même sa mise en orbite ?

Que le public friand d’explosions spectaculaires, se rassure.
Le gars, Luc GUIOL est un grand familier des splash, des crevaisons de pneus, des ordis en panne, des coupures d’eau, des trous de mémoire, enfin pour tout dire il n’est pas fini. Mais il possède un truc, l’animal, une capacité infernale à se déplacer dans les paramètres de l’inconsistance en jonglant avec tous les petits ratés de l’existence.

Dans son univers, les plouf font à ce point partie de l’atmosphère que leurs nuages forment des bulles dans la soupe cosmique.

Son curriculum vitae n’est taché que d’excrétions phénoménales, chômage, divorce, etc. Gonflé à bloc, le personnage peut bien chanter « I am the cosmos », qu’a-t-il donc à perdre ?

A-t-il le sentiment d’être à la fois lourd et léger comme un ballon qui s’élève dans le ciel ?

En plus d’être philosophe, l’énergumène a quelques notions scientifiques. Ce bagage sert de moteur à son dirigeable qui visite l’espace, part à la rencontre de la planète enfance ou la planète Hamlet qui lui inspirent une magnifique sérénade Orange Song, exhortation à presser la vie comme une orange pour en recueillir le suc sucré et amer.

Ronronnez donc « I am the cosmos » pour réveiller vos ambitions cosmiques à la portée d’une pelure d’orange. Rêvez, respirez Hamlet, et découvrez que votre feuille de route est un sésame d’espoir. Brandie par Luc GUIOL qui trempe la mélancolie dans l’humour noir, elle recouvre sa dignité de l’infiniment petit dans l’infiniment grand, elle rit et jamais ne se fane.

Elle a trouvé grâce chez ce curieux cosmonaute, qui a repéré l’astuce, faire rimer cosmique avec comique !

Paris, le 16 Mars 2018

Evelyne Trân

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