PSYCAUSE(S)2 au STUDIO HEBERTOT – 78 Bis Bd des Batignolles 75017 PARIS – A partir du 12 JANVIER 2016 du mardi au samedi à 21 Heures, le Dimanche à 15 Heures.

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Texte et interprétation

Josiane Pinson    mise en scène de Gil Gaillot

Coïncidence de la programmation du Studio HEBERTOT, après la valse du hasard de LA FEMME, jouet d’un ange, voici que nous la retrouvons cette femme réincarnée, maîtresse de son destin, psychologue quinquagénaire, bon chic, bon genre, qui vraiment a beaucoup à confesser sur la nature féminine.

Avec un humour pas piqué des hannetons, cette femme passe en revue les incontournables situations auxquelles est confrontée une quinquagénaire, le vieillissement, la future retraite, la perte des parents, l’émancipation des gosses, l’arrivée des petits enfants etc.

Dieu merci, cette femme étoffe la banalité morose du quotidien grâce à son cabinet de psychologue, qui lui permet de se frotter aux billevesées de l’inconscient féminin, servies sur le plateau par ses clientes . Exploration hors norme, un peu comme si vous visitiez la femme du côté de son système digestif sexuel.

Les clientes que joue Josiane PINSON, se mettent à table, de façon très crue : la bourgeoise précieuse qui tombe amoureuse d’un « viril » inculte, une certaine Madame GRAS qui se masturbe devant elle, la libérée qui chante la poly-fidélité, des vertes et des pas mûres.

Voilà de bons coups de pied dans le bas ventre des ruminations pourtant peu audibles de la gente féminine. C’est un peu Georges Bataille, traîne de force par la Mère Ubu. Que peut bien faire dans cette galère, le galimatias psychanalytique des émules de Jacques Lacan ?

Josiane PINSON, a pris le parti d’en sourire, en mettant en scène la femme qui essaie bon an mal an, d’assumer la condition d’une quinquagénaire, plusieurs femmes en une, la mère, la professionnelle, l’épouse, la fille … C’est ce qu’une femme ne devrait jamais oublier, cette chance de pouvoir être plusieurs, tout en restant maîtresse de ses désirs. Un spectacle mordant qui met en appétit, en appétit de la vie tout simplement.

Oubliez vos travers, vos maladies, vos rides, votre cou qui s’affaisse, vous n’avez plus la chair fraîche, Mesdames les quinqua, mais vous avez plus d’une clé dans votre sac, et celle de l’humour vous sied à ravir !

Paris, le 17 Janvier 2016                            Evelyne Trân

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