ADOLF COHEN, UN OXIMORE POUR LA PAIX à la COMEDIE BASTILLE 5, rue Nicolas Appert 75011 PARIS Du jeudi au samedi 19h – Dimanche 15H –

Adolf affiche def Paris

De : Jean-Loup HORWITZ
Mise en scène : Nicole et Jacques ROSNER
Distribution : Isabelle de BOTTON
et Jean-Loup HORWITZ
Musique originale : PROFESSEUR INLASSABLE
Costumes : Chouchane ABELLO
Lumières : Stéphane BAQUET

adolf 4

Photo Jacques COMBE

P.S. Isabelle de BOTTON et Jean-Loup HORWITZ étaient les invités de l’émission « DEUX SOUS DE SCENE » sur Radio Libertaire 84.4 le samedi 10 Octobre 2015 (l’émission en podcast peut être écoutée sur le site Grille des émissions de Radio Libertaire pendant un mois).

Une explosion, un homme étendu sur le sol puis une femme en noir qui remercie les personnes venues à l’enterrement de son fils. Il s’agit d’Adolf COHEN . Pauvre Adolf explosé parce qu’il prônait la réconciliation entre deux états frères, la Palestine et Israël.

Mourir pour des idées d’accord chantait BRASSENS mais de mort lente ! Adolf COHEN se relève, il est furieux, il traite Dieu de « Salopard » . N’est ce point au nom de Dieu qu’il vient d’être assassiné ! Mais de quel Dieu s’agit il ? Certainement pas celui de son enfance.

Adolf nous raconte son curieux parcours. Il a vécu, jeune enfant, la misère et l’opprobre dans un ghetto de l’Europe de l’Est, reçu l’enseignement d’un rabbin qui lui racontait qu’être Juif c’était faire partie de l’élite. Il est devenu migrant à Paris avec ses parents et puis pendant la guerre , fut séparé de ses parents, adopté par une jeune femme française antisémite et baptisé catholique. Après toutes ces péripéties religieuses, Adolf, pauvre candide, émigra dans cette terre promise d’Israël…

Concours de circonstances, circonstances atténuantes, comment entre t-on en religion ? Adolf nous raconte l’origine de ses croyances, qu’il a assimilées pour survivre. La vérité c’est qu’il n’est pas du tout évident de se désincruster des dogmes qui vous ont été inoculés dès l’enfance. C’est son amour pour Zeïna une musulmane palestinienne qui fera prendre conscience à Adolf de l’absurdité des guerres de religions. Est-il possible qu’au nom de la Terre promise, son peuple »élu » ait délogé celui de Zeïna ? Est-il possible que les Isréliens qui ont fondé ISRAEL pour que les juifs n’oublient jamais la Shoah, deviennent les oppresseurs des Palestiniens ? « La prière n’est pas la solution, la guerre non plus » clame Adolf qui crée un parti politique prônant «  la nécessité morale et politique de la création de deux états frères ».

Le récit de Jean Loup HORTWITZ est aussi animé qu’un conte de Voltaire relatant les aventures de Candide ou Zadig, il a le mérite d’éclairer nos lanternes sur la nature humaine avec tendresse et humour . Cette volonté d’exprimer aussi bien ses sentiments que ses idées en prenant en compte les souffrances, les égarements, les réalités les plus prosaïques, est partagée par les hommes qui veulent croire aux hommes .

«  Je déborde d’un amour humaniste, j’en ris tout seul comme un fou » crie Adolf à Zeïna avant d’exploser.

Dirigés par Nicole et Jacques ROSNER, les comédiens sont dynamiques. Jean-Loup HORWITZ interprète chaleureusement cet étrange Adolf COHEN. Isabelle DE BOTTON, excellente, fait chatoyer toutes les couleurs des femmes de la vie d’Adolf, la mère de sang, la mère adoptive, Zeïna.

Adolf COHEN nous parle de guerre et de religion, ces grandes affaires humaines, avec l’intelligence du cœur, la plus clairvoyante !

Paris, le 10 Octobre 2015                            Evelyne Trân

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