LES NOUVEAUX BARBARES -Texte et mise en scène Frédéric El Kaïm au THEATRE DE BELLEVILLE 94 RUE DU FAUBOURG DU TEMPLE 75011 PARIS – DU 16 AU 20 SEPTEMBRE du mer. au sam. à 21H15

les nouveaux barbares

Avec Cyril Amiot, Limengo Benano-Melly, Sébastien Boissavit, Roger Contebardo, Françoise Goubert, Jean-Marc Foissac, Céline Perra, Thierry Rémi et Alexandre Tessier

Création lumière Yannick Anché

Régie Benoit Chéritel

Vidéo Alain Chasseuil

Production Une Compagnie

Avec le soutien de l’Office artistique de la région Aquitaine, du Conseil Général de la Gironde et de la ville de Bordeaux

Les managers ont-ils vraiment en point de mire l’organigramme de leur entreprise aussi imposant qu’un énorme oignon qui tel un phénix fait vœu de renaître toujours de ses cendres ?

Frais et pimpant, l’oignon trône à chaque coin de table du manager, chacun croit y avoir sa part à chaque pelure. Qu’il soit pourri à l’intérieur au niveau de la pulpe, c’est une autre histoire !

L’objectif performance est naturellement au cœur de toute entreprise , les dirigeants recrutés parmi « les tueurs », n’ont pas d’autres interlocuteurs que les chiffres brandis par les actionnaires . Ils délèguent à la DRH , la direction de ressources humaines le soin de régler tous les petits problèmes collatéraux de leurs employés.

Dans la fable tirée d’un fait divers réel que nous raconte avec un humour redoutable Frédéric El Kaïm, nous assistons à une véritable valse de coupeurs de têtes. Un pauvre type qui a eu le malheur de perdre son fils reçoit une lettre de licenciement invoquant sa baisse de motivation. D’un point de vue managérial, c’est tout à fait justifié, d’un point de vue humain, c’est plutôt ignoble. L’affaire fait grand bruit, elle est relayée par les médias, le pauvre type est réintégré, et celui qui a obéi aux ordres, licencié à son tour, turn over oblige.

Faisons notre travail et ne pensons pas .Tels des zombies , les employés vaquent à leur tâches pour survivre, aiguillonnés par la seule peur d’être licenciés, tels des moutons qui croient pourtant échapper à l’abattoir. Le boucher, un homme de belle prestance qui apparaît en vidéo finale, n’a qu’un défaut, il ne se salit jamais les mains, il est inatteignable, il ressemble en tous points au Big Brother du roman 1984 de Georges ORWELL.

La pièce de Frédéric El Kaïm est le fruit d’une enquête auprès de salariés, mangers, psychologues, médecins du travail, elle fait référence à de grands groupes privés ou publics. Associé à un collectif de comédiens, il entend les faire tous participer à sa création qui ne comprend pas de personnage principal.

Le résultat est réjouissant. La complicité entre les comédiens dynamise la mise en scène où les scènes de vie de l’entreprise souvent burlesques s’enchaînent avec vivacité.

Du coup, un peu d’espoir circule dans nos têtes, oui il est possible de prononcer le mot entreprise, le mot création, en croyant aux hommes en chair et en os, tels ces comédiens qui travaillent pour un théâtre imaginatif et sensible, avec un public non virtuel, en chair et en os lui aussi ! Oust là Big Brother !

Paris, le 19 Septembre 2015                       Evelyne Trân

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