Les Fâcheux de Molière à l’AKTEON -11 rue du Général Blaise Paris 11e – Du 19 novembre 2014 au 26 février 2015 – Mercredi/Jeudi à 19h30 –

les facheux bis

Pièce en trois actes Durée 1h10

Mise en scène : Jérémie Milzstein

Artistes : Céline Bévierre, Brice Borg en alternance avec Benjamin Witt, Jérémie Milsztein, Emmanuel Rehbinder
Metteur en scène : Jérémie Milsztein assisté de Brice Borg

Molière a dû se régaler en écrivant « Les Fâcheux ». Il fallait qu’il leur jette un sort théâtral en les peignant sous les traits les plus extravagants, ces fâcheux qui lui empoisonnaient l’existence au quotidien. Fâcheux, voilà un qualificatif qu’on n’emploie guère aujourd’hui pour désigner tous ceux qui nous cassent les pieds. Cherchez et vous trouverez ! Oui, Molière devait être extrêmement énervé et il s’oublie dans son personnage d’ERASTE un noble aussi imbu de lui-même que les fâcheux qui polluent son existence d’homme influent.

La composition décapante d‘Emmanuel REHBINDER pourrait nous rappeler les manières d’un homme politique, un député, un ministre sans arrêt sollicité par les médias qui n’a plus de temps pour ses affaires amoureuses.

 Quant au valet, sa duplicité fait merveille sous les traits de Jérémie MILSZTEIN, également metteur en scène, qui jouit de la comédie de son maître comme au spectacle.

Dans le fond, Eraste est le frère d’Alceste en beaucoup plus comique. Un sanguin  plus qu’un bilieux, qui râle contre le genre humain en oubliant qu’il en fait partie.

 Toute la cohorte des fâcheux est interprétée par le même comédien, Brice BORG, qui possède un don de transformisme absolument étonnant. Sur la scène devenue un manège de fâcheux, pour le plaisir du public, toute une panoplie de personnages déploie ses ridicules, bercée dans cette belle langue de Molière si précieuse qu’elle en devient ironique. Du sublime au grotesque, il n’y a qu’un pas de danse celui de Molière  dont la virtuosité continue à séduire les comédiens et notamment l’équipe artistique de ce spectacle, l’interprète gracieuse d’Orphise, Céline BEVIERRE, comprise, qui a à cœur joie de faire résonner la vitalité  de Molière, sur la scène de l’AKTEON.

 Un spectacle qui est une véritable bouffée délirante. Une eau de parfum si jeune, si rafraichissante et parfumée à l’ancienne ? Allons donc ! Qu’importe le flacon, pourvu  qu’on ait l’ivresse et son rire !

Paris, le 22 NOVEMBRE 2014      Evelyne Trân

 

 

 

 

 


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