LE BAL DES VAMPIRES au Théâtre de MOGADOR 25, rue de Mogador 75009 PARIS à partir du 16 Octobre 2014 Tél. 01.53.33.45.30

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http://www.lebaldesvampires.fr/spectacle-show-musical 

Il fallait déplacer des montagnes pour mettre sur orbite pour la première fois, en France ce fabuleux  projet, l’adaptation du film de Roman POLANSKI, le Bal des vampires, réalisé en 1967, en comédie musicale.

 Certes le musical Bal des Vampires depuis sa création en langue allemande à Vienne en 1997, peut se prévaloir de son succès auprès des spectateurs puisqu’il a été représenté dans 12 pays, 17 villes et en 11 langues.

 Mais il s’agit de chiffres, et nous spectateurs français, comme Saint Thomas, ne croyons que ce que nous voyons. Que Roman Polanski prenne le risque d’aller à la rencontre du public français, ce n’est pas anodin, c’est sa manière à lui de dire « Je vous aime ».

  En tant qu’ambassadeur des rêves capables de faire la liaison entre ceux du jeune homme qui s’égare dans les grimoires de la Transylvanie pour y confondre ces chimères de vampires et ceux du vieux professeur ABRONSIUS, Roman POLANSKI prouve que la chiquenaude temporelle reste insatiablement élastique.

  S’il fallait donner un Dieu aux vampires, il faudrait l’appeler le temps ou l’éternité. Les montagnes de la Transylvanie qui ont engendré les vampires et qui paraissent éternelles au seuil de  l’imagination, parlons en car elles ne sont pas virtuelles, elles sont incarnées par tous ces talents que POLANSKI a su réunir dans ce bal des Vampires.

 Nous pouvons citer mais la liste n’est pas exhaustive, le compositeur Jim STEINMAN, l’auteur du livret Michael KUNZE, Nicolas NEBOT et Ludovic-Alexandre VIDAL respectivement adaptateurs des chansons et textes parlés,  le chorégraphe Dennis CALLAHAN, le scénographe William DUDLEY, la créatrice des costumes Sue BLANE et toute l’équipe des danseurs et comédiens chanteurs, sans oublier celle des techniciens et l’orchestre.

 Le spectacle n’accroche pas des nuages aux montagnes, il est si manifestement inspiré par le souffle des vampires, que la plupart des spectateurs  à l’issue de la générale ovationnée, pourront dire qu’ils ont été mordus au cours de ce bal et qu’ils risquent de garder de cette étrange morsure, une cicatrice, ma foi, indéfectible.

 BAL DES VAMPIRES BIS

 Ces vampires au fond très humains se fondent fort bien dans la foule. Ils grouillent sous tous nos appétits terrestres. Ils savent que le divertissement se décline à tous les âges, de l’enfance à l’âge adulte. Quel adulte, d’ailleurs, oserait renier ses origines oniriques et ses contes de fée. La maison enneigée où atterrissent Alfred et le professeur Abronsius fait penser à une crèche. Certaines scènes dans l’auberge pourraient évoquer des tableaux de Bruegel  au moyen âge, et l’histoire de l’adolescente Sarah qui tombe amoureuse du Compte Von Krolock est indémodable. Sarah n’est pas une Cendrillon vertueuse, elle va bel et bien perdre sa virginité au bal des vampires. Sensuelle et délicate, elle n’a pourtant qu’un seul défaut, celui d’aimer les bains et une inaltérable éponge symbole de la volupté.

 Les chants d’amour épongent notre côté fleur bleue mais ce sont les danses des vampires qui tourbillonnent les sens des  spectateurs. Dennis CALLAHAN est un génial chorégraphe. Sa chorégraphie des vampires qui sortent des tombes est  fantastique. Que dire, il faut la voir quitte à emballer pour le restant de son éternité, une vision susceptible de couper le souffle aux rêveurs indomptables.

 Mais Roman Polanski est un immense dompteur de chimères qui deviennent entre les mains d’une équipe artistique inspirée, l’âme d’un spectacle grandiose.

 Saluons encore les prestations de Stéphane METRO, le compte Von Krolock , en majestueux vampire trop humain, de David ALEXIS, qui chante de façon virtuose les affabulations du Professeur ABRONSIUS, Pierre SAMUEL d’une drôlerie débordante en aubergiste Chagal, Solange MILHAUD, qui campe une Madame CHAGAL plus vraie que nature, Moniek DOERSMA, la servante Magda à la voix superbe, Sinan BERTRAND en fils gay du Comte Von Krolock, Guillaume GEOFFROY, l’indispensable bossu de service KOUKOL, Daniele Carta MANTIGLIA en naïf et amoureux Alfred, et la ravissante Rafaëlle COHEN , une Sarah fine et délicate, dont la voix  trahit les multiples émotions de l’adolescence.

 Ce n’est pas commun d’être invité à un bal des vampires. Mais quand l’invitation émane de Roman POLANSKI comment s’y absoudre. Nous savions qu’il aimait le public mais son spectacle fabuleux nous le prouve encore. Diable que ces vampires artistes ont du talent !

 Paris, le 16 Octobre 2014                 Evelyne Trân

 

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