MOI, LE MOT d’après un texte inédit de Matei VISNIEC – Mise en scène Denise Schröpfer – Au Théâtre LE GUICHET MONTPARNASSE – 15 Rue du Maine 75014 PARIS- 19H00 les vendredis et samedis. A 15H00 le dimanche Du 11 avril au 11 mai 2014

 

MOI LE MOT

Avec :Eva Freitas

Rébecca Forster
Aurélien Vacher

Camille Briffa et Laurie Cousseau scénographie
Roberte Léger chorégraphie 
Aurélien Vacher violoncelle
Didier Bailly composition chanson

Arnaud Delannoy création bande son

Alice Astegiani création lumières

P.S.: Denise Schröpfer, Eva Freitas, Rébecca Forster, Aurélien Vacher étaient les invités de  l’émission « DEUX SOUS DE SCENE » sur Radio Libertaire 89.4,  le samedi  25 Avril 2014 , en podcast sur le site  » Grille des émissions de Radio Libertaire ».

Nous sommes envahis pas les mots et nous ne nous en rendons pas compte. Ne sommes-nous pas nous-mêmes affublés d’un prénom et d’un nom, dès la naissance. Le choix d’un prénom pour un nouveau-né, c’est si important ! Ne devra-t-il pas le porter sa vie durant !

Matei VISNIEC est un écrivain Roumain, arrivé en France en tant que réfugié politique en 1987. Il est l’auteur le plus joué au festival d’Avignon off. Avec « Moi le mot », il manifeste avec brillance sa capacité à se fondre dans la matière juteuse de quelques mots de la langue française. Chez lui, les mots se portent si bien qu’il a décidé de les anthropomorphiser pour le spectacle, le bonheur de les toucher de l’œil.

 Matei VISNIEC est donc un obsédé « textuel ». Quand il observe un individu, aussitôt mentalement, il l‘habille d’un mot. Avec la même lueur coquine que nos caricaturistes de la belle époque  qui illustraient les journaux avec les visages de Monsieur BIZARRE, Monsieur GRIBOUILLE, Madame FENOUILLARD et le sapeur CAMEMBERT etc.

 C’est l’enfance de l’art, car les enfants adorent voir s’incarner des mots. Ils ont l’habitude de passer du mot à l’illustration ; de rester pensifs pendant une demie heure devant le mot désir accolé à l’image d’une superbe pomme rouge avec sa queue ou bien un gâteau.

 Les jeunes interprètes, Eva FREITAS, Rébecca FORSTER et Aurélien VACHER, qui incarnent les mots  du « dictionnaire subjectif » de Matei VISNIEC s’en donnent à cœur joie car leurs mots parlent avec beaucoup de liberté, de fantaisie et curieusement ne se prennent pas au sérieux sauf le mot UTOPIE.

 Très savoureux, les discours du mot POLITIQUE sans grammaire ! Et les GROS MOTS qui empestent dans les autobus, sont si bons vivants qu’on veut bien excuser leur vulgarité.

 Quelques enfants dans la salle sont aux anges et les adultes se remémorent l’époque des petites buchettes arithmétiques et leurs doigts tachés par le porte-plume en duel avec un mot.

 La mise en scène de Denise SCHROPFER est très alerte. Elle a pourtant beaucoup de travail pour rassembler tous les mots de Matei VISNIEC, plutôt turbulents mais jamais méchants. Le mot PUTAIN a le goût de friandise dans cette cour de récréation. Parce qu’il arrive que des mots changent de visages suivant le contexte. L’habit ne fait pas le moine. Le mot  PUTAIN suivant qu’il est prononcé par votre bouchère ou par un « costard cravate » n’a pas la même saveur. C’est du fil à retordre que doivent méditer  nombre de nos écrivains.

 Les mots sont en colonie de vacances dans ce joli spectacle et c’est avec plaisir que nous vient à l’esprit la poésie de Prévert,  « En sortant de l’école». Dans le fond, le poète  Matei VISNIEK est un apprivoiseur de mots, il les aime, il ne peut s’en passer. Pour lui « Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! ».

 Paris, le 20  Avril 2014                        Evelyne Trân

 

 
Camille Briffa et Laurie Cousseau scénographie
Roberte Léger chorégraphie

Un commentaire sur “MOI, LE MOT d’après un texte inédit de Matei VISNIEC – Mise en scène Denise Schröpfer – Au Théâtre LE GUICHET MONTPARNASSE – 15 Rue du Maine 75014 PARIS- 19H00 les vendredis et samedis. A 15H00 le dimanche Du 11 avril au 11 mai 2014

  1. Bonjour Evelyne,
    tout d’abord désolé de passer directement par votre blog, mais je n’avais pas votre adresse mail.
    j’espère que vous allez bien…si vous êtes en vacances, je vous les souhaite reposantes et ensoleillées…
    si vous êtes sur Paris je serai ravi de vous y croiser à l’occasion..j’y suis jusqu’au 30 avril…j’espère que vous aurez l’occasion de venir voir ce travail vraiment intéressant..un auteur généreux et humble avec une vraie langue..je pense sincèrement que vous ne serez pas déçue..
    je vous dis à très vite
    amitiés
    Fouad

    Fouad a écrit :
    Bonjour ,
    Ce beau printemps 2014 inaugure ma nouvelle collaboration avec Jacques Descorde et la Cie des Docks.
    Crée l’été dernier en Avignon, ce spectacle sera à l’affiche du Lucernaire fin avril 2014 pour 2 mois(jusqu’au 14 juin)
    Publié aux éditions L’Ecole des Loisirs, le texte de Jacques interpelle adultes et adolescents sur le deuil, l’absence, la filiation avec une vraie langue vivante, poétique..une langue d’aujourd’hui. Il a été retenu par le Bureau des Lecteurs de la Comédie Française et sélectionné pour le Prix Collidram. J’espère vivement vous compter parmi nous lors de ces représentations. Avec toute mon amitié. Fouad
    Maman dans le vent
    DE JACQUES DESCORDE. AUX ÉDITIONS L’ÉCOLE DES LOISIRS
    MISE EN SCÈNE DE JACQUES DESCORDE. ASSISTANTE À LA MISE EN SCÈNE NADÈGE CATHELINEAU
    AVEC SOLENN DENIS ET JACQUES DESCORDE
    COSTUMES VALÉRIE PAULMIER. PRODUCTION LA COMPAGNIE DES DOCKS
    Dirigée par Jacques Descorde, metteur en scène, comédien et auteur, la compagnie des Docks mène un travail de recherche, de création, de diffusion, de sensibilisation et de formation autour des écritures contemporaines. Elle est subventionnée par le Ministère de la Culture/DRAC Nord Pas de Calais, conventionnée avec la Région Nord Pas de Calais, le Conseil Général du Pas de Calais et soutenue (pour cette pièce) par la SACD/Beaumarchais.
    Durée : 50 minutes.
    À la suite du décès de sa mère, une petite fille part en voyage avec son père, au bord de la mer. Très vite, elle comprend que le chagrin de son père est au moins aussi grand que le sien. Elle devra inventer bien des ruses et trouver beaucoup d’amour pour que, l’un et l’autre, retrouvent enfin le chemin d’un retour à la vie.

    « Je m’étais fait beau ce jour-là. J’étais en retard. Et dans le miroir de la salle de bain, je voyais la fenêtre de la chambre. Et par cette fenêtre, je voyais la falaise. Et tout en haut de la falaise, un tout petit point rouge immobile. Je te devinais avec ta robe écarlate. Affriolante et légère au vent. Tu m’attendais. »

    Du 23 avril au 14 juin 2014
    Du mardi au samedi à 21h
    Durée 50 min.
    Le Lucernaire
    53, rue Notre-Dame des Champs
    75006 Paris
    Puis en tournée la saison prochaine :
    les 13/14 novembre au théâtre Boris Vian aux Ulis,
    les 4/5 décembre à la ferme du Bel ébat à Guyancourt,
    les 11/12 décembre/Marie d’Aubervilliers,
    du 15 au 31 mai/Agglomération Hendaye Saint Jean de Luz,
    les Taps de Strasbourg,
    Contact presse : Fouad Bousba :06.13.20.02.22. fouad.bousba@gmail.com

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