Les amours de Jacques d’après Jacques le fataliste et son maître » de DIDEROT – Adaptation de François LIS au Théâtre de l’ESSAION – 6 Rue Pierre au Lard 75004 PARIS à partir du 10 Septembre 2013, tous les mardis à 20 Heures

Pièce de François Lis
Montée par Stéphanie Wurtz
Avec François Lis , Alexandre Bidaud

 

P.S. François LIS et Alexandre BIDAUT étaient les invités de l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur Radio Libertaire 89.4, le samedi 12 Octobre 2013 (en podcast sur la grille des émissions de Radio Libertaire).

Ce n’est pas l’un des spécialistes de Denis DIDEROT, Laurent VERSINI que nous saluons au passage qui nous démentira, l’esprit de l’auteur de « Jacques le fataliste et son maître », est si moderne que l’on peut bien imaginer qu’il gravite encore autour de notre croûte terrestre, prêt à deviser avec n’importe quel païen, ou enfoiré qui prétendrait damer le pied au temps, en digne métaphysicien de l’amour.

 Comme dans un jeu de cartes, il échut à l’un de tirer celle du valet  à l’autre celle du roi. On appelle cela le hasard ou la fatalité. Il n’y a pas de justice en ce bas monde. Si dans le grand grimoire de l’univers se trouvent consignées aussi bien la destinée d’une  fourmi que celle d’un homme, au diable l’avarice. Puisque nous savons au moins que le destin d’un individu est borné par deux pôles, la naissance et la mort, laissons-nous donc vivre entre les deux.

  Quand le bon sens rime avec plaisir, nous entendons Jacques le valet courir plus vite que son ombre de maître,  lequel étriqué dans son costume et son éducation, finit pas imploser de l’intérieur aux récits épiques de son valet.

 Car c’est un voyage fabuleux que celui de l’amour qui peut bien nous délivrer de certains complexes de condition sociale. Même les pauvres font l’amour !

 Alexandre BIDAUD qui joue le Maitre avec une contention remarquable donne l’impression de sortir d’une église, la bible sous le bras. Qu’à cela ne tienne, les merlans vont bientôt frire dans ses yeux et dans les oreilles des auditeurs,  car les récits des amours de Jacques sont très, très croustillants.

 Et la belle langue de Diderot se révélé sensuelle et suave dans un petit délire orgastique auquel se livre Jacques pour s’égayer et égayer son maître.

 François LIS exulte dans le rôle d’un Jacques enfin libre face à son maître.

 Sa pièce adaptée de « Jacques Le fataliste et son maître », mise en scène par Stéphanie WURTZ, est un morceau de choix, une belle invitation à faire deviser encore notre imagination à travers l’œuvre touffue de Diderot dont on fête le tricentenaire de la naissance. Qu’ils sont donc jeunes nos anciens !

 « J’ai adoré » disait une jeune étudiante à l’issue du spectacle. Une belle claque amoureuse de Diderot en ce début du 21ème siècle, très questionneur, c’est plus que bienvenu, c’est indispensable !

 Paris, le 12 Octobre 2013     Evelyne Trân

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