SODA – Soyons oublieux des désirs d’autrui – de Nicolas Kerszenbaum, Denis Baronnet et Ismaël Jude au THEATRE DE L’AQUARIUM – Samedi 8 et dimanche 9 juin de 12h à 23h

Une saga théâtrale en 8 épisodes, 11heures, 14 comédiens et 4 musiciens  Mise en scène Nicolas Kerszenbaum Scénographie Thibaut Fack, musique Denis Baronnet, Jérôme Castel, Benoit Prisset, Ronan Yvon, paroles des chansons Denis Baronnet, Nicolas Kerszenbaum.

Avec Bertrand Barré, Magali Caillol, Laurent Charpentier, Françoise Cousin, Elsa Hourcade, Isabelle Juanpera, Cyrille Labbé, Catherine Morlot, Clotilde Moynot, Céline Pérot, Ludovic Pouzerate, Xavier Tchili, Jean-Baptiste Verquin, Clément Victor et les musiciens Denis Baronnet, Jérôme Castel, Benoit Prisset, Ronan Yvon

Une randonnée théâtrale aux confins de l’écriture qui se veut rapporteuse d’une forêt d’histoires, peuplées d’individus qui ont tous quelque chose à déclarer et que l’on rencontre dans les sous-bois, dans les clairières, à la maison, dans les rues, au lit, enfin tout est possible.

 Les 8 épisodes du feuilleton correspondent chacun à un mois, de novembre à juin,  et durent à peu près 45 mn chacun. Il est possible de prendre le train en marche, car les personnages déambulent  leur propre histoire, un peu comme si elle était déjà écrite sur leurs visages, leurs attitudes. C’est aussi impressionnant que le miroir tourbillonnant d’une horloge en éventail  où chaque spectateur est convié à deviner aussi bien l’avenir que le passé d’individus aussi hors de commun que nous-mêmes.

 Et tous ces wagons de moments vécus en société où le temps a été découpé en 24 heures pour tenir compte de l’endurance psychique humaine, peuvent bien regorger de surprises et se caler dans la mémoire ou les fantasmes. Après tout un entretien avec son patron ne peut pas durer plus de 20 Mn, une demi-heure peut suffire à une rencontre amoureuse, et la réminiscence d’un repas familial peu  bien s’accorder quelques minutes. Quant au rendez-vous chez le gynécologue  ou le médecin généraliste ou pôle emploi,  cela fait partie de cette petite longe d’anecdotes qui courent sur l’agenda de n’importe quel quidam.

 Sauf que les personnages en question donnent l’impression qu’ils rêvent tout haut leurs rendez-vous et cela devient comique, ahurissant, jubilatoire.

 Un brin de folie qui s’associe au souffle légèrement iconoclaste des auteurs  embrase le projet de cette pièce au long cours où « les personnages s’aiment, se fuient et ressuscitent » sous le feu de la rampe de notre époque conviée à faire des exercices de respiration théâtrale.

 Promenade  de santé théâtrale aussi bien pour les spectateurs que les comédiens puisqu’ils partagent leur temps, pour l’entendre « laisser passer » au- dessus de la tête, à travers les épaules, les yeux et les oreilles; de la véritable acupuncture théâtrale.

 Dans le fond , tous ces personnages sont des oiseaux et les spectateurs lèvent les yeux pour les écouter vraiment comme dans une forêt où chaque signe, chaque signal deviennent source d’étonnement avec un beau clin d’œil au mystère populaire des grandes représentations théâtrales du moyen âge, composées  d’une succession de tableaux animés et dialogués, qui duraient plusieurs jours (cf. Wikipédia) , et c’est grâce à Soda, le nôtre !

 Paris, le 16 JUIN 2013                    Evelyne Trân

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