C’EST LA FAUTE A LE CORBUSIER – Comédie urbaine de Louise DOUTRELIGNE, mise en scène de Jean-Luc PALIES au Théâtre de l’Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes – Route du champ de manœuvre 75012 PARIS – du 9 au 28 Avril 2013 à 21 Heures.

Admettons qu’il s’agisse d’une petite bombe à retardement, une petite boite de pandore où s’entremêlent, les opinions, les désirata, les confidences de monsieur et madame tout le monde concernant leur environnement, leurs lieux de vie à la ville, à la campagne, le tout agglutiné pour vaporiser les futurs projets de nos politiques d’une odeur sinon de sainteté, d’amabilité.

 Nous le savons bien, les politiques sont tenus de prendre en charge les préoccupations de leurs concitoyens, notamment en ce qui concerne le logement. Encore faut-il avoir l’idée de convier au débat, le pape de l’architecture, un certain LE CORBUSIER, un créateur de haute sphère, révolutionnaire.

 Quoi, les propos d’un quidam coincé derrière les barreaux de son hlm rêvé et baptisé Résidence LE CORBUSIER pourraient et devraient  être pris en considération par les architectes de notre futur  environnement ?

 Si certains architectes entendent aller à la rencontre des citoyens des habitats qu’ils vont réhabiliter, démolir ou créer, cela signifie qu’au béton, aux chartes, aux consignes de développement durable de plus en plus lourdes, vont s’ajouter les doléances des mal-logés !

 Du cœur à l’ouvrage, il  en faut et c’est à l’intention de ces hommes et femmes courageux, ces citoyens en mal d’écoute que Louise DOUTRELIGNE signe une comédie urbaine, de façon à cristalliser, une rencontre possible, utopique des architectes et la population.

 Dans le fond ces architectes qui pénètrent dans  le local social au  pied d’un tour ressemblent à s’y méprendre à ces politiques qui font le siège derrière la porte des électeurs pour récolter leurs voix.

 Bon chic, bon genre, ils se laissent séquestrer par le gardien d’origine brésilienne et acceptent bon gré, mal gré d’écouter les doléances des résidants. L’ambiance est conviviale, comme dans une kermesse avec orchestre, chanteuse, petits fours et pauses vidéo.

 En somme du théâtre réalité où chacun comme dans un buffet vient pécher des réflexions, des motifs de rencontre, d’utopie sur un sujet qui nous concerne tous, l’avenir de nos villes, de notre environnement mais sans trop se prendre la tête, en se laissant simplement étourdir et emporter par – comme le dit LE CORBUSIER -des rêves qui puissent devenir réalités. Ne l’oublions pas tous ces immeubles, ces maisons ne tiennent debout que parce  qu’ils sont habités. Peut-on demander aux architectes d’être aussi des artistes, des  poètes, quand le béton ça coûte  si cher ?

 Gageons que la comédie de Louise DOUTRELIGNE servie par une mise en scène fort animée et des comédiens enthousiastes, comme les ruisseaux font les grands fleuves,  fera sourire ensemble sur le même trottoir LE CORBUSIER et le gardien d’une de nos tours. Joyeuse utopie !

 Paris, le 12 Avril 2013            Evelyne Trân

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