FRAMESHIFT, création de RENATA SHEPPARD au Théâtre ASTRA de TURIN, le 12 Juillet 2012

Una produzione VIRTUAL REALITY & MULTI MEDIA PARK

Realizzata con il supporto di / With the support ofCamera di Commercio, Industria, Artigianato e Agricoltura di Torino / Chin-Lin Foundation for Arts and Culture, Taiwan / EDISU Piemonte / United States Embassy

In collaborazione con / Collaboration with Progetto 3Script – Polo di Innovazione sulla Multimedialità e la Creatività Digitale – Regione Piemonte

Con il patrocinio di / With the patronage ofRegione Piemonte – Assessorati al Lavoro e agli Affari Istituzionali – US-ITALY Fulbright Commission

Dans le cadre du festival international TEATRO A CORTE de Turin, toujours éclectique, lieu de rencontre incontournable pour tous les artistes désireux d’engager un dialogue stimulant  avec le public, RENATA SHEPPARD vient de présenter en première mondiale au Théâtre ASTRA, un spectacle de danse onirique ayant pour thème la condition humaine à l’ère robotique.

 Sans aucun doute, la formation interdisciplinaire de RENATA SHEPPARD à la fois chorégraphe et vidéaste, accentue le profil de cette artiste  en quête d’archétypes,  censés relativiser l’impact de la technologie surpuissante sur l’humain .

 L’homme dépassé par ses propres créations ! Le sujet n’est pas nouveau. Aujourd’hui ce qui pourrait faire figure de « monstre » ce n’est pas Frankenstein, c’est l’ordinateur. Parce que l’homme a délégué une partie de son cerveau à la machine, le voilà en train de se repenser à l’état de nature.

 Nous voyons, tout d’abord, sur scène des mouvements, des flottements de végétaux à têtes d’homme et de femmes qui rampent, se cramponnent, dressent leurs bras, leurs torses et leurs jambes à la manière d’insectes, d’araignées volantes.  Au- dessus d’eux, trois écrans « solaires » mitraillent l’atmosphère de messages incompréhensibles.

 Que veut dire le robot dont l’apparence rappelle à ravir celle d’un dinosaure ou d’un dragon ? Et le téléphone, déjà ancestral, pourquoi a-t-il l’air de sonner dans le vide ?

 L’apparition d’une petite fille sur  scène si fraiche, si mignonne, représente évidemment la source de RENATA SHEPPARD qui a choisi d’exprimer ses éblouissements, ses doutes, sous la forme d’un conte, à travers le regard d’un enfant.

 Le spectacle, tel un poème, dont les stances épouseraient les croisements des membres  des danseurs, invite à une sorte de méditation végétale, presque enfantine mais surtout très sensitive.  

 Les danseurs deviennent pour les spectateurs aussi curieux que des insectes-fleurs dont les cris seraient perceptibles au toucher.

De sorte que le spectateur peut fort bien découdre de l’antagonisme  homme/machine, et se laisser emporter par ses propres rêveries.

 Parce que RENATA SHEPPARD laisse la porte ouverte à ce zeste d’innocence, elle entend émouvoir le spectateur au-delà du visuel, armée d’un sixième sens à venir.

 Sur ce chemin,  il s’agit au-delà de la simplicité du propos, d’une forme engagée de création, pudique et profonde.

 Le 13 Juillet 2012                      Evelyne Trân

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s