IDA OU LE DELIRE D’Hélène Bessette – conception et jeu Anaïs de Courson, à la Maison de la Poésie 157 rue Saint Martin 75003 PARIS

Du 25 Janvier 2012 au 19 Février 2012 Petite salle 

mercredi, jeudi, vendredi, samedi : 20h00 dimanche: 16h00

NB : Anais de COURSON était l’invitée de l’émission « Deux sous de scène « , samedi 11 Février 2012, que vous pouvez écouter ou télécharger pendant une semaine (Grille des émissions de Radio Libertaire 89.4).

Qui n’a jamais blêmi en écoutant parler des absents ? Qui ne s’est jamais dit en entrant dans une pièce où la conversation va bon train « Mais de qui parlent-ils ? »

Des voix qui paraissent surgir des briques de la cave voûtée de la Maison de Poésie, des voix glacées qui chutent, dégringolent, montent. Toutes ces voix, elles semblent être passées par la tête d’Ida. Toutes ces voix appartiennent à la mémoire d’Ida.

Seulement Ida est morte, c’est ce que nous finissons par comprendre à travers le remue ménage des voix et c’est terrible. Dans les murs, dans la tête d’Ida, nous savons que toutes les méchantes petites réflexions mesquines et pleines d’aigreur qu’elle a ramassées ont embourbé son chemin vital, ont creusé insidieusement aussi un désespoir infini.

C’est une histoire banale de toute façon. Ce n’est pas Ida que nous entendons  parce que figurez-vous Ida a toujours été silencieuse sauf pour dire quelques bêtises par exemple « Je suis un oiseau de nuit ».Mais bizarrement à travers tous les « on dit » se dessine le visage et même l’esprit d’Ida.

Cette présence d’Ida grâce à Anaïs de COURSON, elle est salutaire, elle nous réjouit. Oui, pendant une heure, enfin, nous voilà au pied du mur, celui  d’écouter quelqu’un qu’on n’écoute jamais, qu’on regarde avec mépris parce qu’il parait faible, sans défenses, et sans revendications non plus. Quelqu’un d’effacé, de solitaire, d’endeuillé sans doute, considéré comme un meuble avec indifférence.

Ecrasée, Ida ne pouvait pas se révolter, mais tous ces petits martèlements de voix agissent presque comme un lynchage qui finit par effleurer notre conscience et la fait réagir. C’est idiot, mais cela peut toucher au  plus profond de soi, si Ida nous parle d’un de nos proches absents.

Ida est morte, Ida est vivante grâce à la voix musicienne et ailée d’Anaïs de COURSON. Il faut coûte que coûte  aller découvrir ce texte étrange d’Hélène BESSETTE, passionnément mis en voix par Anaïs de COURSON.

 Paris, le 7 Février 2012                            Evelyne Trân

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