IKIOU Peinture et dialogue Exposition à la Galerie Aurore 33 Rue Mazarine 75006 PARIS du 10 au 30 Octobre 2011 de 11 H à 19 H sauf le Dimanche. VERNISSAGE LE JEUDI 20 OCTOBRE 2011 DE 18 H A 20 H

 IKIOU en quête d’arbres

L’arbre objet, l’arbre nature, l’arbre femme, l’arbre viril, il n’y a pas un arbre, chez le peintre IKIOU que sa vision ne puisse faire voler en éclats tant il est dominé par ses plusieurs esprits.

 L’image de l’arbre chez lui est aussi bien l’annonce d’une impression qu’il subit, qui se prête ou qui se dérobe à travers des larmes qui ne sont que des jetées de couleurs.

 Au cœur de l’innocence abrupte, c’est un peu compliqué comme expression mais c’est pour dire comment après les avoir habillés et mis en scène ses arbres,  à travers un seul tableau, il choisit de se laisser dépouiller de ses artifices, pour laisser parler le vrai, l’inconsidéré, l‘arbre à la chevelure désordonnée, qui avance ou qui est revenu, alors même qu’il était caché, plus sauvage ou primaire, après moult détours.

 L’arbre volte-face au détour de celui qui le fixe, lui assigne une place puis l’abandonne, obéit enfin à notre besoin d’espace et d’étendue.

 C’est très étrange ce voyage à travers des arbres qui clignotent qui ont seulement l’air de se ressembler pour mimer notre ère qui s’accompagne de plus en plus d’objets virtuels, sans relation charnelle.

 Ikiou, artiste têtu à plusieurs têtes, peintre Coréen, influencé aussi bien par Cézanne que par Braque,  inaugure le chant d’arbres dans cette plus vaste forêt, pour devenir l’interprète inespéré d’un dialogue trépidant entre l’orient et l’occident (C’était le bâton de pèlerinage de Malraux), une sorte de récréation continue, tel un pêcheur très humble lève l’ombre, sans confondre le reflet de la lune avec sa canne à pèche, pour rester à l’écoute, caché derrière l’arbre totem.

 De la même façon qu’un  enfant met un coquillage à son oreille pour écouter la mer, Ikiou traverse le monde en marchant sur ses toiles, un doigt sur la bouche pour ne pas laisser s’échapper leur mystérieuse expression.

 Or, qu’elle vous soit acquise ou plus étrangère, elle règne primaire ou écarlate, grise ou orange, l’expression de chaloupe en chaloupe.

 J’invite les amateurs qui ne croient pas encore avoir le regard usé, à monter dans la barque d’IKIOU, qui a son ancre, à la Galerie AURORE. L’’entrée est libre,  laissez-vous rêver, et dévisager comme si ce n’était qu’un arbre qui vous regardait.

 Paris, le 12 Octobre  2011

Evelyne Trân

 

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