Au bonheur des hommes. Cabaret satirique et musical de Jean-Marie Lecoq et Clarisse Catarino au Théâtre du Lucernaire

Du 3 Août au 9 Octobre 2011, à 21 Heures Et les dimanche 11/18/25 Septembre et 2/9 Octobre à 15 Heures

Avec Véronique Ataly – Christian Gaïtch – Jean-Marie Lecoq et le groupe « Djazz’Elles »Mise en scénographie et lumières Philippe Quillet. Costumes Anne Ruault

La force de frappe par le rire, comment y croire lorsque nous avons la sensation d’être mitraillés, via les médias, par la misère du monde, quand notre peau de chagrin explose à force d’être tendue, que c’est trop, c’est trop, et que nos bouches cousues, rafistolées, n’osent plus désigner que des pancartes. Le malheur ou l’enfer, c’est le diable, alors imaginez un diablotin en la personne de Jean-Marie Lecoq, qui fourre dans un chapeau, comme dans l’imagerie d’Epinal, quelques extraits de chair humaine qu’il malaxe le mieux qu’il peut, de façon à créer l’effervescence adéquate à la ronde effrénée de son cabaret diaboliquement humain.

 Pour leur donner un peu de piment à ces créatures, il les engraisse de phrases, des vertes et des pas mûres qui n’attendent que d’être cueillies et parfois ne veulent plus rien dire, pinces sans rire. Ouf ! Même le diable n’en peut  plus, même le diable se demande à quels  saints, il doit se vouer. Eh oui, depuis que le mal et le bien  coexistent, ils se chamaillent et la sirène de Noé « Après moi le déluge » fait de la corde à nœuds. Et voici, ces créatures qui se permettent de rire en couleurs, en arc en ciel, oh le joli trio du groupe « Djazz’Elles », pour nous faire crier « C’est le diable qui bat sa femme ». En l’occurrence, c’est le cœur de notre belle humanité qu’on entend. Et vous n’avez jamais entendu ça, un cœur rire.

 Soyons compatissants que diable, vis-à-vis de nous-mêmes. Si nous sommes sots, ce n’est certainement pas pour l’éternité. Certes, ça commence à bien faire, c’est devenu dangereux de vivre oui, ça dépasse les bornes … Circulez, il n’y a rien à voir ! Taisez-vous !

  A moins que vous ayez décidé d’offrir à votre gardien de prison, une petite pastille euphorisante, un petit clair de lune au lieu de vos papiers. Mais regardez nous, bon sang ! C’est pas écrit « misère sur notre front » Et Véronique Ataly, Christian Gaïtch,

Jean-Marie Lecoq nous le prouvent, en dansant, en chantant, en jactant, en semant à l’envi, quelques chansons qui bousculent nos vieilles comptines et serinent :

 «Tra la la …Nous n’allons pas refaire le monde, mais sait-on jamais, car nous secrétons le rire, la dérision, la subversion, la révolte, et comme vous ne saurez pas par quel bout nous prendre, à travers notre bonheur de vivre, le mot chimère, vous allumera trente six chandelles» 

 A l’encre très sympathique, oui une encre enluminée, l’équipe du «Bonheur des hommes» grimpe aux arbres de notre résignation, apôtre d’une nouvelle alphabétisation de nos mœurs par le recyclage de nos bêtises quotidiennes, en y versant ces épices ancestrales, du rire, la danse, la musique et l’humour, prodigieusement humaines.

 Un spectacle ravigotant, d’une fraicheur exquise qui fera verser des larmes à nos crocodiles politiquement corrects !

 Paris, le 13 Août 2011                  Evelyne Trân

 

 

 

2 commentaires sur “Au bonheur des hommes. Cabaret satirique et musical de Jean-Marie Lecoq et Clarisse Catarino au Théâtre du Lucernaire

  1. Ne pas oublier que ce spectacle repose aussi sur une musique REMARQUABLE par sa diversité et son inspiration de Clarisse Catarino. Cette jeune femme développe non seulement un jeu fin et inspiré avec ses complices les Djazz’Elles (Eva Slongo au violon, Anne Gouraud-Shrestha à la contrebasse et percussions).

    Elles apportent non seulement leurs instruments, mais aussi leurs voix et leur jeu d’actrices.

    Les bonnes musiques originales sont rares, tournent souvent en rond. Ici ce n’est pas le cas et on navigue dans un métissage musical qui est très efficace.

    Je souhaitais réparer ce petit oubli car les chansons sont paroles et … musique. Donc merci à Clarisse Catarino pour ses magnifiques mélodies.

    Ne manquez pas ce spectacle, c’est probablement la forme la plus originale de cabaret musical vue depuis des années.

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    1. Merci pour ce commentaire. Le groupe Djazz’Elles et toute l’équipe seront les bienvenus à notre émission musicale et littéraire sur Radio Libertaire « Deux sous de scène » s’ils veulent bien venir nous rendre visite pour parler de ce spectacle.

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