Australopithèques Modernes, une pièce de Christophe Delort avec Mylo et Emmanuel Dabbous

Au Théâtre le Funambule Montmartre 53 Rue des Saules 75018 PARIS, Réservation : 01 42 23 88 83 Du 5 Mai au 19 Juin 2011 du Jeudi au samedi à 20 H, le dimanche à 16 H 

PS : Christophe DELORT, MYLO et Emmanuel DEBBOUS étaient les invités de l’émission « Deux sous de scène » du samedi 14 Mai 2011 que vous pouvez écouter et télécharger pendant une semaine sur le site de Radio libertaire (Grille des émissions).

australopitheques_modernes.1304855118.jpg Depuis le temps que nous sommes modernes, nous devons être très âgés. Dans ces conditions, nous sommes sûrement presbytes, et personne ne nous recommandera d’aller voir dans le dictionnaire ce qui signifie « Australopithèques». Alors, fions-nous simplement à notre bon sens et à notre mémoire ruminante.  Il y a anguille sous roche, c’est probable. Nous allons faire un bond dans notre préhistoire. Enfin, nous allons pouvoir voir la tête que nous avions lorsque nous étions vêtus en peau de bêtes !

Eh bien non, chers spectateurs, c’est en peau d’homme et femme que l’auteur du spectacle, Monsieur Christophe Delort, nous convie  à nous contempler.  L’auteur invisible nous fait une démonstration de tonnerre de ce qu’est, était, sera ou deviendra ce qu’il est convenu d’appeler un couple d’humains auxquels il manquerait un maillon (mais alors, allez chercher la maille !) et qui abstraction faite de leur allure de zombies, ne sachant jamais sur quel pied danser, parlent ou patinent  sur le même vocabulaire que nous, les mêmes histoires en somme, les mêmes tics, les mêmes réflexes, lesquels à la queue leu-leu , finissent par devenir une véritable chaîne qui engendre des adultes bébés, empêtrés dans leur grenouillères et leurs youpalas. 

Si vous avez un fond de narcissisme en vous, vous n’hésiterez pas à vous épancher sur le sort réservé à ces échantillons d’espèce humaine, sous la férule de leur docte examinateur, le Professeur Christophe Delort.  

Allez savoir,  toutes ces petites définitions qui règlent la vie quotidienne, sous la loupe de cet humoriste, décrivent une réalité assez surprenante. En vérité, nous avons l’impression que pour s’exprimer, ces pauvres humains n’ont pas d’autre choix que de passer sous des passerelles qu’hélas, ils ne comprennent plus mais qu’ils utilisent au radar comme moyen ultime de reconnaissance.

Voilà un spectacle de nature à réconcilier l’homme avec lui-même pour peu qu’il ne se prenne pas au sérieux; puisqu’il est bien question de rire aux sornettes que débitent les personnages si bien domestiqués de cet énigmatique auteur. Les comédiens qui prêtent leur peau à ce numéro de cirque, réglé tambour battant par le metteur en scène Didier Brice, ont autant de talent et ce n’est pas peu dire, que des singes qui singeraient l’homme. 

Paris, le 8 Mai 2011         Evelyne Trân

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