SATIE EN LIBERTE – Textes et musiques d’Erik Satie au Théâtre de Poche Montparnasse 75 Bd du Montparnasse 75006 PARIS du 25 Mai au 29 Juin 2026. Tous les lundis à 21 H.

Lecture conçue par François MARTHOURET

Avec François MARTHOURET et Vadim SHER (piano)

Lumières Alireza KISHIPOUR

Photographies : Sébastien TOUBON

Erik Satie a l’amour des mots autant que celui des notes. Tout stimule sa curieuse inspiration : l’occultisme, la mode, le dadaïsme, ses amis artistes, les animaux, le sport, les sorties mondaines, la solitude… Chroniqueur de l’instant, il sème ses écrits comme ses mélodies et compose ainsi une œuvre à la fantaisie singulière.

François Marthouret s’en empare avec sa joueuse gourmandise, aux côtés du pianiste Vadim Sher.

Une promenade buissonnière, recommandée « aux oreilles aimables et souriantes » par Satie en personne ! Celui-ci aurait cent ans aujourd’hui, mais les esprits facétieux échappent au temps…

Quiconque a entendu une fois une musique d’Erik Satie et l’a aimée y retournera toujours. Qui mieux que lui-même pourrait décrire le personnage qu’endosse avec bonheur François Marthouret.

Ce sont des grappes de textes qui vous hameçonnent, vous surprennent, vous interpellent qui finissent par dessiner un être plutôt charmant et suffisamment léger pour vous accompagner lors d’une balade, le nez au vent sans réfléchir, libre totalement libre.

Et la plupart de ses compositions se fraient un passage dans votre cerveau sans brusquerie, un peu comme le jour rentre dans une pièce et vous réveille.

Alchimie de malice et de mélancolie, les pensées de Satie parfois teintées d’humour noir reflètent un peu sa musique et inversement.

Satie était en guerre contre l’esprit de sérieux. C’était un marginal et un révolutionnaire à son époque. Ses compositions minimalistes n’intéressaient guère ses contemporains mais ses recherches ont influencé grand nombre de musiciens dont Debussy, son ami, Francis Poulenc, Steve Reich.

Rappelons tout de même que cet artiste est mort dans la misère et qu’il était un poète. Nous avons envie de l’imaginer créer tout en marchant d’Arcueil jusqu’à Montmartre.

Un grand tendre que cet Erik Satie ! Accompagné de Vadim SHER au piano, François MARTHOURET ne résistera pas à nous lire sa jolie lettre d’amour à Suzanne VALADON.

Et le public charmé en redemande. Au final, ce sera la surprise pour faire plisser les yeux de larmes au soleil !

Evelyne Trân

Article mis à jour le 14 Mai 2026

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