
Conception : Florian Goetz, Jordan Sajous et Jérémie Sonntag.
Note d’intention des Arpenteurs de l’invisible
Comment appréhender notre monde sans donner prise au désespoir ou à la résignation ? Au cœur même du public, à travers une immersion poétique éruptive, deux acteurs nous re-connectent à nous-mêmes, à l’autre et au vivant. Munis de papier, de post-it et d’une enceinte portable, ils nous entraînent dans un voyage à travers la poésie, mixant poétesses et poètes contemporain·es, éclats de poésie de toutes les époques et improvisations poétiques live. En rendant la poésie organique, ils nous font ressentir sa sensibilité, sa pulsation et sa musicalité… [poíēsis] décale nos regards et nous aide à mieux percevoir la richesse de nos identités multiples pour envisager un monde commun.
Textes :
Kae Tempest – Qu’on leur donne le chaos
Lord Byron – Ténèbres
Valère Novarina – la Scène
Paul Verlaine – Il pleure dans mon coeur
Louise Labbé – Je vis, je meurs
Marguerite de Valois – Stances amoureuses
Sonia Chiambretto – Peines mineures
Langston Hugues – Notre terre
Boris Vian – Je veux une vie en forme d’arête
Arthur Rimbaud – Le Bateau Ivre
David Diop – Défi à la force
Kery James – Y’a pas d’couleur
Abdourahman Waberi – Désirs
N.Scott Momaday – Chant des délices de Tsai-Talee
Marie Pavlenko – La main rivière
Poème anonyme irlandais
Anna de Noailles – La vie profonde
Pierre Reverdy – les murs de la ville
Kae Tempest – Connexion
Et des clins d’œil à Victor Hugo, Souleymane Diamanka, Walt Whitman et Etel Adnan.
Musiques :
Kae Tempest – Nothing to Prove – The Line Is A Curve
Jun Miyake – Lilies of the Valley
Vikingur Olafsson – Sung (After Brahms) – From Afar (Reworks)
Kae Tempest – No Prizes – The Line Is A Curve
Ce spectacle a obtenu le label Sélection Printemps des Poètes

Photo E.T.
Irruption poétique ! Marchent-ils sur l’eau ? Pouvons-nous imaginer que les paroles des poètes, à notre insu parfois, puissent nous accompagner à ce point ! Oui, ils marchent sur l’eau, celle de la poésie qui recycle, arbore nos humeurs, nos sentiments. Il suffit de lever les yeux au ciel, les pieds sur terre pour s’en rendre compte.
Irruption poétique, immersion poétique, peu importe les qualificatifs, les concepteurs du spectacle qui nous trimballent du moyen âge à aujourd’hui, ont compris qu’il fallait jouer avec les mots et qu’avec eux, la sensation du lâcher prise est inestimable.
Que diraient les arbres, la mousse, la plume d’un oiseau envolé ou le bruit d’une grosse fourmi visible à l’œil nu ? Les arpenteurs de l’invisible sont aussi ceux du visible, du charnel, de l’émotion.
Cette irruption poétique est de nature à faire trembler les murs d’une classe. C’est Prévert qui se trouve au tableau, ce sont les arbres de la cour qui voudraient y rentrer et les jeunes qui y assistent peuvent se rendre compte que la poésie c’est la vie, avec des rêves qui débordent et qui écarquillent aussi bien les yeux que les oreilles.
Une lycéenne a bien résumé l’impact de la performance des jacasseurs de poésie : avec eux la poésie traverse les corps !
Evelyne Trân
Le 13 Mai 2026
N. B : La compagnie des Arpenteurs de l’invisible est invitée à l’émission Deux sous de scène (de 15 H 30 à 17 H) sur Radio Libertaire 89.4., le Samedi 20 Juin 2026. L’émission sera en podcast sur le site de Radio Libertaire.