
Spectacle musical tendrement féministe et transgénérationnel
Mis en scène par Amandine Sroussi
Avec Claire Mazard (jeu, chant, contrebasse) et Susanna Tiertant (jeu, chant, piano)
Arrangements / Composition : Susanna Tiertant
Scénographie : Claire Jouet-Pastré
Création son : Aurélien Dalmasso
Création lumière : Sébastien Lebert
Administration : Marianne Berthet-Goichot / TEMPO
Photos : Yoan Loudet
Affiche : Éloïse Héritier
Production : TEMPO – spectacles vivants musicaux
https://www.youtube.com/watch?v=RTWXB7YgFeE
Dans un salon bourgeois, aux meubles recouverts de draps blancs, une jeune femme enceinte nommée Myrtille fait son entrée, une urne à la main. Cette urne funéraire, c’est celle de Framboise, l’ancienne propriétaire des lieux. Mais Framboise ne s’est pas tout à fait éteinte. Elle réapparaît, et son histoire se révèle, entre récits, musiques et chansons.
Framboise, c’est une femme marquée par les interdits, par une société qui a voulu contenir ses aspirations. Mais elle ne s’est pas laissée enfermer. Femme de cœur et de combat, elle a transformé sa maison en un refuge : la « maison douce », pour accueillir et aider des femmes en difficulté, leur offrant soutien et espoir.
À travers les chansons d’Anne Sylvestre, Brigitte Fontaine, Barbara, Yvette Guibert, Dalida, Juliette, Framboise et Myrtille nous embarquent alors avec humour et tendresse dans une ode à l’amitié féminine et transgénérationnelle.

C’est un peu la caverne d’Ali Baba, l’appartement de Framboise que Myrtille visite au lendemain de la mort de son amie. Elle tient à la main l’urne qui contient ses cendres et nous public nous voilà rendus à la dure réalité du deuil. Pas pour longtemps, Framboise fait son apparition !
Elle fait son show en racontant sa vie à Myrtille. On dit que la vie ne tient qu’à un fil, celui de Framboise c’est la musique qui se moque assurément de la mort.
Pour illustrer sa vie tumultueuse, Framboise convie Myrtille à un concert improvisé où vont s’aimanter ses chansons préférées, celles d’Anne Sylvestre, Barbara, Juliette, Brigitte Fontaine, Dalida etc.
Framboise à la contrebasse, Myrtille au piano convoquent avec passion leur imaginaire qui cimente leur amitié. On pense à Charles Trenet bien sûr et à son fameux couplet :
Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs chansons courent encore dans les rues
Parmi ces chansons qui nous écoutent et qui nous accompagnent, celles choisies par les interprètes et la metteure en scène sont si riches qu’elles galvanisent leurs émotions.
Et le public est complice qui applaudit ce spectacle musical sous le signe de la douceur et de la délicatesse.
Evelyne Trân
le 6 Mai 2026