ET MA CENDRE SERA PLUS CHAUDE QUE LEUR VIE D’APRÈS LES CARNETS DE NOTES DE MARINA TSVETAEVA AU THEATRE DU LUCERNAIRE – 53 Rue Notre-Dame des Champs 75006 PARIS – 1H15 / DU 13 FÉVRIER AU 6 AVRIL 2019 DU MARDI AU SAMEDI À 21H –

D’APRÈS LES CARNETS DE NOTES DE MARINA TSVETAEVA
ADAPTÉ DU RECUEIL VIVRE DANS LE FEU PRÉSENTÉ PAR TZVETAN TODOROV
TRADUCTION NADINE DUBOURVIEUX © ÉDITIONS ROBERT LAFFONT
MISE EN SCÈNE MARIE MONTEGANI
AVEC
CLARA PONSOT
IMAGES EXTRAITES DE JAMAIS LA MER SE RETIRE DE ANGE LECCIA
LUMIÈRE-VIDÉO : NICOLAS SIMONIN
SON : M A R I A N N E P I E R R É
PRODUCTION : CIE LES BACCHANTES
CORÉALISATION : THÉÂTRE LUCERNAIRE, LIEU PARTENAIRE DE LA SAISON ÉGALITÉ 3 INITIÉE PAR HF ÎLE-DE-FRANCE

Marina TSVETAEVA (1892-1941) est aujourd’hui reconnue comme l’une des plus grandes poétesses russes.

 La force des carnets de notes de Marie TSVETAEVA est de s’enraciner dans la source la plus intime de la pensée, celle qui prend souche au ras du sol, juste la peau d’une page de papier. Combien d’anonymes se sont un jour épanchés sur un cahier pour témoigner de leur désespoir, leurs angoisses, leurs rêves confus. Marie TSVETAEVA le dit, elle écrit pour toutes ces femmes qui se sont tues. A travers sa voix, ce sont des milliers d’êtres anonymes contraints au silence, à l’exclusion que nous entendons.

 A-t-on le droit d’être poète dans une vie marquée par la misère, les bouleversements politiques, la révolution d’Octobre, les exils, la dictature stalinienne ? Marina TSEVETAEVA revendiquait ce droit, celui de ne pas savoir ce qu’était un kolkhoze « Si les masses sont en droit de s’affirmer, pourquoi les individus ne le seraient-ils pas . » 

 Lucide sur elle-même, Marie TSEVETAEVA disait « Un poète n’est dangereux que lorsqu’il n’écrit pas ». La poésie serait le bastion de défense d’une âme écorchée vive qui ne peut vivre qu’en rêve.

 Marie TSEVETAEVA marche sur des charbons ardents, non par masochisme, mais pour subvenir à sa nature ardente, exprimer sa révolte, son indignation, son effarement et un immense sentiment de solitude face aux épreuves, la mort de sa fille cadette Irina, morte de faim, l’exil, l’arrestation de sa fille Alia et de son mari Sergueï Efron, fusillé deux semaines avant son suicide le 31 Août 1941.

 Ces lettres à Boris Pasternak, Rilke et à d’autres amis amants, résonnent aussi comme des charbons ardents, elle écrit à l’un d’eux « Je suis déjà toute en vous au point de ne plus avoir ni yeux, ni lèvres ni mains rien que le souffle et le battement du cœur ».

 La voilà qui témoigne d’une certaine façon, le poing levé, qu’elle n’était pas faite pour ce monde, et curieusement sa voix rejoint celle de Léo FERRE lorsqu’il s’exclame « Poètes, vos papiers ! ».

La mise en scène de Marie MONTEGANI met en valeur la présence magnétique de Clara PONSOT. D’une voix ferme et passionnée, elle traverse nos chairs, elle a pour horizon le soleil, celui qui laisse bouillonner les larmes autour du rocher, elle incarne une poétesse à pieds nus, désespérément humaine !

 Paris, le 27 Février 2019

 Evelyne Trân

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