LA RAGE – UNE PIECE DE FANCHON TORTECH avec Léa PERRET et Vincent MARGUET – FESTIVAL OFF AVIGNON 2018 – ARTEPHILE – 7, rue du Bourg neuf 84000 AVIGNON – 20 H 45 du 6 au 27 Juillet 2018 – Relâches les dimanches –

  • Metteuse en scène : Louise Dudek

  • Interprètes : Vincent Marguet, Léa Perret

  • Scénographe : Heidi Folliet

  • Dessin d’animation : Alice Saey

  • Création lumières : Jérôme Bertin

  • Production : Mathilde Evano

  • Production et diffusion : Julie R’Bibo

 

Une belle gifle poétique reçue en pleine nuit, sous le soleil de la lune, voilà ce que nous inspire la pièce « La Rage » de Fanchon TORTECH.

 Un vent rimbaldien souffle sur la plage déserte. Le souvenir de la gifle, celle que nous avons reçue adolescents, a-t-elle laissé des traces au bord de nos falaises ?

 Il faut se remémorer cet évènement qui a pu prendre plusieurs formes.

 Pour Maïle jeune marin déserteur, c’est le sentiment de révolte et d’injustice qui l‘assaille parce qu’il ne peut pas, ne veut pas faire la guerre et qu’il n’a pas d’autre choix que l’exil et la solitude.

 Pour Anna , c’est la catastrophe d’un  mariage trop rapide avec un soldat qui fait d’elle, une jeune veuve de guerre, sans enfant, sans avenir alors qu’elle a toujours en elle la rage de vivre.

 Ces deux âmes paumées se rencontrent. Ils ont chacun leurs chimères mais la sensation de leur solitude les rapproche. Ils ne rêvent pas d’amour mais de liberté, ce qui les différencie de Roméo et Juliette auxquels néanmoins ils peuvent faire penser puisqu’ils sont beaux et jeunes.

 Ces adolescents qui ont été confrontés à la première guerre mondiale, il y a cent ans, et déjà nos ancêtres, ont-ils un message à délivrer aux jeunes d’’aujourd’hui ?

 Ce qui interpelle dans ce spectacle, c’est son intemporalité comme si le fait d’être jeune et notamment dans cette pièce, avoir la rage, ce fait là pouvait être conjugué à toutes les époques, tous les continents, toutes les langues comme cette question : que faisons-nous, qu’avons-nous fait de notre jeunesse ?

 Maï et Anna nous répondent qu’ils sont prêts à partir au bout du monde pour réaliser leurs rêves, guidés par un sentiment d’urgence, parce que la jeunesse, ils le savent, cela ne dure qu’un temps.

 D’une texture onirique, quasi shakespearienne, relevée par la mise en scène de Louise DUDEK et enrichi d’une composition musicale électronique de Charles AMBLARD, le spectacle éblouit comme un éclair des songes de jeunesse, bellement incarnée par ses interprètes Léa PERRET et Vincent MARGUET.

 Paris, le 22 Juillet 2018

 Evelyne Trân

 

 

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