Dans le cadre du Festival des Ecoles 2017, Lac de Pascal Rambert mise en scène Marie-Sophie Ferdane avec les élèves-comédiens de troisième année de l’ESCA au THEATRE DE L’AQUARIUM à La CARTOUCHERIE DE VINCENNES – 22 > 25 juin au Théâtre de l’Aquarium jeudi, vendredi & samedi 20 h, dimanche 16 h durée 2 h –

ESCA – École supérieure de comédiens par l’alternance – Studio d’Asnières

avec les élèves-comédiens de troisième année de l’ESCA : Tom Boyaval, Sébastien Dalloni, Juliette Damy, Timothée Doucet, Hiba El Aflahi, Thomas Harel, Pauline Huriet, Guillaume Jacquemont, Théo Kerfridin, Chloé Lorphelin, Maika Louakairim.

Lourd héritage que celui de la parole, celle dont le poignet invisible se frotte à toutes les aspérités, ébranle le souffle des humains, ravit le corps au silence celui de la nature même. Nous ne convertirons jamais le silence des montagnes en paroles. Car le silence dont nous parlons n’est qu’un mot pour signifier leurs voies impénétrables, quoiqu’elles transpirent, bougent aussi ces montagnes et retiennent leur souffle face aux hommes.

Un jour, un homme a découvert que la montagne renvoyait en écho, l’appel qu’il venait de lancer. Ce jour là il a compris qu’il n’était pas seul.

Nous spectateurs nous voilà dans la position de ceux qui retiennent leur souffle pour écouter ceux qui parlent pour nous.

Pascal RAMBERT a créé le Lac à l’intention des jeunes actrices et acteurs  « une histoire où la langue est le 1er sujet. Une histoire de langue mettant en ligne 16 corps moins 1 face à la mort, au sexe et au crime »

Conduits par la metteure en scène Marie-Sophie Ferdane, les élèves-comédiens de troisième année de l’ESCA disposent chacun d’une ardoise magique, leur corps, pour exprimer leurs émotions, à travers la langue de Pascal RAMBERT, véhémente, où résonne cette violence dit-on propre à la jeunesse, qui se retrouve au pied du mur, impuissante, face à ce réel qui parle de mort de sexe et de crime.

Les réactions du groupe interagissent entre elles pour dégourdir les consciences vers une conscience collective. Qu’elles puissent retomber dans le silence après la tempête, c’est ce que l’artiste refuse, et les comédiens, auteurs de théâtre s’exhortent mutuellement à demeurer les artisans de leurs rêves. Dans leurs bouches, le mot rêve n’est pas un mot creux, il est juste humain.

Les apprentis comédiens de LESCA ont offert aux spectateurs une représentation très intense du Lac de Pascal RAMBERT. Nous saluons leur talent et leur courage et il en faut pour se jeter dans ce Lac convulsif, tragique et poétique !

Paris, le 25 Juin 2017                   Evelyne Trân

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