LE BAL d’Irène NEMIROVSKY – Adaptation Virginie LEMOINE – Mise en scène Virginie LEMOINE et Marie CHEVALOT – DEPUIS LE 28 JANVIER 2017 – Du mardi au samedi à 19h au THEATRE RIVE GAUCHE – 6, rue de la Gaité 75014 PARIS –

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D’Irène NEMIROVSKY
Adaptation Virginie LEMOINE
Mise en scène Virginie LEMOINE et Marie CHEVALOT

Avec
Lucie BARRET
Brigitte FAURE
Serge NOEL
Françoise MIQUELIS
Pascal VANNSON

 

Une poignée de braises que cette nouvelle d’Irène NEMIROVSKY  « Le Bal » et pourtant si rafraîchissante ! Cela tient sûrement au fait que l’héroïne de l’histoire est une adolescente de quatorze ans, en pleine révolte contre ses parents, des nouveaux riches à l’esprit étriqué qui lui imposent leur mode de vie sans se soucier le moins du monde de ses états d’âme.

En butte aux harcèlements de sa mère, à l’indifférence de son père, aux brimades de son professeur de piano, Antoinette rumine en elle des ressentiments qui la conduiront à commettre un acte vengeur détonateur.

Le regard de l’adolescente sur ses parents est impitoyable. Irène NEMIROVSKY traduit avec fluidité les remous intérieurs d’Antoinette qui découvre sa sensualité, commence à rêver d’amour et observe ses parents tels des geôliers destinés à l’empêcher de vivre.

Virginie LEMOINE, l’adaptatrice au théâtre de ce texte, avec une belle finesse, a su tirer la nappe où se déploient les personnages, vers la rire, la cocasserie, le ridicule. Les parents d’Antoinette seraient plus bêtes que méchants. La déconvenue qui les attend est due à leur aveuglement notamment vis à vis de leur fille.

Cela se passe à la belle époque, dans les années vingt. L’écriture d’Irène NEMIROVSKY dans cette nouvelle (il importe évidemment de découvrir toute son œuvre dont « Suite française » publiée 60 ans après sa mort) contraste avec celles de ces illustres prédécesseurs Français, Balzac ou Zola, par son style délié, léger, qui ne s’embarrasse guère de descriptions mais s’appuie sur les éclairs des sentiments, leur vivacité pour tenir en haleine le lecteur.

Cette vivacité rayonne dans la mise en scène alors même que le décor fait office d’image à l’ancienne qui voudrait parler de raffinement ce dont les personnages manquent éperdument.

C’est un petit bijou de spectacle drôle et percutant servi par d’excellents interprétes, qui rend hommage à cette écrivaine talentueuse,Irène NEMIROVSKY, tuée à 39 ans parce qu’elle était d’origine juive, ne l’oublions pas !

Paris, le 5 Février 2017                            Evelyne Trân

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