LES INSOMNIES – LA NUIT QUI M’AVAIT TANT SERVI – D’après l’oeuvre de René Char – par la COMPAGNIE LA MAIN D’OEUVRES – au THEATRE DUNOIS 7 rue Louise Weiss 75013 PARIS du 29 Novembre au 4 décembre 2016 –

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Tout Public
Le mercredi 30 novembre à 19:00
Le vendredi 02 décembre à 19:00
Le samedi 03 décembre à 18:00
Le dimanche 04 décembre à 16:00

Scolaires
Le mardi 29 novembre à 14:30

Le mercredi 30 novembre à 10:00
Le jeudi 01 décembre à 14:30
Le jeudi 01 décembre à 10:00
Le vendredi 02 décembre à 10:00

Sébastien Dault acrobatie
Katerini Antonakaki images
Ilias Sauloup piano
Olivier Sellier jeu
Jérémy Pichereau régie lumières et son

C’est un instant délicieux que celui d’assister aux applaudissements  d’un public de bambins au spectacle « Les insomnies » une création de l’association La main d’œuvres autour de textes de René CHAR.

 Théâtre d’objets, cirque, musique, graphisme, poésie, ce sont plusieurs univers qui se côtoient et se rejoignent, pour manifester leur nuit.

 Tout public, l’intention n’est pas dogmatique, elle reste essentiellement poétique et ouverte. C’est une histoire de mouvements : les gestes de la graphiste qui remue de la matière, frôle des images renvoyées sur un écran, ceux de la musique du pianiste que l’on voit de dos, les acrobaties du circassien, la voix du comédien sur les textes de René Char qui deviennent tissus de la nuit elle-même.

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 Comme si la nuit était en train de se rêver pour que le spectateur insomniaque ait le choix, soit de s’engouffrer dans les tableaux vivants de la graphiste, soit de devenir l’homme oiseau acrobate en pleine naissance, soit l’auditeur d’une musique « fantôme » soit celui auquel le poète s’adresse.

 Les yeux papillonnent, ils ont le temps de penser. Et l’on voit les  mots s’avancer, rougir sous le menton, poussés  par la nuit, cligner de leurs lettres blanches  comme par magie.

 La poésie de René CHAR découle de la matière, elle donne de la voix aux pierres, elle surprend l’œil qui s’ouvre puis se referme, elle entend être au seuil du toucher, elle s’associe aux simples bruits de pas, évanouissements de brumes, souvenirs aléatoires, fumées, elle témoigne comme une montagne, une fleur, une chose, pourquoi pas un sommier, un frigidaire, une bouteille de lait qui se penchent pour parler.

  C’est toujours en creux le songe malléable. Un acrobate, une graphiste chanteuse, un pianiste, un comédien s’emparent de cette question « Comment occuper sa nuit lors d’une insomnie «  et l’occupent au gré de leurs instruments. L’espace qu’offre la nuit à leur créativité, n’est-ce pas celui qu’offre la nature, le temps de l’éclosion d’une fleur, d’un brin d’herbe ou la tige d’un poème.

 L’orchestration du spectacle a cela d’étonnant qu’elle permet aux artistes de s’exprimer en solistes, tout en donnant l’impression de se répondre,  se comprendre, se retrouver naturellement.

 C’est très émouvant. Les enfants captivés n’en croient sans doute ni leurs yeux, ni leurs oreilles. Quant aux adultes, ils peuvent avoir l’impression  d’être sur une balançoire géniale soulevée par la poésie de René Char et ces artistes vraiment inspirés.

 Paris, le 21 Mars 2015  

Mise à jour le 22 Novembre 2016           Evelyne Trân

 

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