« Prière de ne pas détruire ». Déambulation chorégraphique au Musée du Louvre (salles Antiquités Orientales) présentée par Tatiana Julien le Vendredi 18 mars 2016

DOSSIER DE PRESSE_DANCING MUSEUMS

Dancing Museums 11 (crédit Marie Pons)

 

Dans le cadre du projet de coopération européenne « Dancing museums » qui rassemble 5 structures de danse et 8 musées d’Europe, Tatiana JULIEN a invité les visiteurs du département des Antiquités orientales à une sorte de lâcher prise sensorielle, à travers cette figure de mer montante exprimée par l’avancée de quelques danseurs au milieu de la foule, venus telle une nappe de lumière impromptue, poser leurs émotions, sur le sol, sans d’autre conjecture que celle de se fondre dans le regard aussi bien des spectateurs que celui intrigant des imposantes statues mésopotamiennes.

Il ne s’agit pas d’un spectacle de danse, mais bel et bien d’une déambulation chorégraphique de quelques danseurs amateurs entraînés par des chorégraphes professionnels, qui viennent à la rencontre d’œuvres d’art chargées de leurs mystères, de leur stature immémoriale, de la façon la plus humble qui soit, à travers quelques gestes insoumis, ceux de leurs corps qui ont cette gageure, cette possibilité de caresser l’éternité, à travers ce babil de l’instant, pour une trajectoire d’émotions aléatoires, incontournables, mesurées, démesurées, nul ne le sait. Il y a juste cette étonnante conversation muette entre les danseurs et les éclairs de pensées qui jaillissent de ce lieu de mémoire, insondable, bouleversant.

Dancing Museums 12 (crédit Marie Pons)Dancing Museums 13 (crédit Marie Pons)Les figures qu’exécutent les danseurs habillés comme n’importe quel visiteur, peuvent apparaître sommaires comme la danse de l’escargot, mais c’est cette simplicité qui souligne cette proximité avec le spectateur lequel s’il avait la place pourrait avoir envie de danser lui même, invitant à son tour son corps à s’exprimer, à sonder l’espace et ce temps mobile, à se poser la question s’il n’est pas lui même interrogé, deviné par ces créateurs d’une autre époque, d’un autre monde.

Toute émotion est unique, celle qui s’est produite au Louvre, ce vendredi 18 mars 2016 a célébré de façon humble et amoureuse, un rendez vous avec les artistes mésopotamiens et des danseurs d’aujourd’hui, visiteurs compris qui ne cessent eux de danser avec leurs yeux, et le Louvre partenaire de l’esprit de la danse a souri à travers le regard du public, heureux, si heureux de ne pas se sentir seulement touriste mais participant à part entière à son énergie créatrice.

Paris, le 26 Mars 2016                                       Évelyne Trân

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