CUERDO de KARL STETS au Château de RIVOLI le 13 JUILLET 2013 et au château de VENARIA REALE le 14 Juillet 2013

Le cadre est magnifique : juste un croissant de façade du château de Rivoli qui vient de recevoir l’orage. La nuit descend et les spectateurs ont rejoint leurs sièges encore mouillés. Un personnage dans le sillage d’une rampe de lumière apparait. Sa silhouette longiligne fait penser à un insecte géant. D’ailleurs la malle qu’il trimballe est aussi lourde que la miette de pain que traine la fourmi.

  Karl STETS est  funambule et dompteur de cordes. Ses tours sont d’apparence fort simple, mais en vérité  ce que nous raconte Karl STETS c’est que les choses sont magiques en elles-mêmes : il suffit d’un peu de lumière  sur une valise pour jeter le trouble.

Avec Karl STETS, la frontière devient extrêmement mince entre  ce nous croyons voir et ce qui se passe réellement. Parce que cet homme vient d’un autre univers que le nôtre, c’est un voyant, il sait déplacer les choses dans  l’invisible mais aussi capter les mouvements, les émotions du public de façon assez extraordinaire. Grand  charmeur de cordes, Karl est aussi manipulateur d’ondes psychiques.

 Très réceptif à la tension du public qu’il sait faire grimper comme un montreur de foire, il semble jouir de l’effroi qu’il suscite avec de simples souricières ou en se métamorphosant en Frankenstein grâce à sa corde à nœuds qui martyrise son visage.

 Ce n’est pas tant la technique qui impressionne chez cet artiste que sa manière d’être sur le fil, celui qui s’offre un coin de façade de château, le plus naturellement du monde comme s’il faisait partie du lieu et ses légendes.

 Ne croyons pas qu’un château ne soit jamais blasé par les louanges du public. L’on dit que les murs ont des oreilles mais  n’ont-ils  pas aussi des yeux ?  Une chose est sûre c’est que la magie a opéré pendant la performance de Karl STETS, ce samedi 13 Juillet 2013, funambule circassien, aussi léger qu’un arbuste animal  sur l’écran fantastique du château de Rivoli et le cœur du public pour peu qu’il soit resté jeune a dû bondir entre ses mains.

 Paris, le 20 Juillet 2013                                        Evelyne Trân           

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