HENRY PESSAR : un arbre à histoires fabuleuses, sur les pages d’un livre : Dans la mémoire des étoiles (EDITIONS APOPSIX)

Henry PESSAR est un arbre volant qui prend racine là où il se déplace. Bien sûr la comparaison avec un arbre peut paraitre saugrenue mais c’est l’impression qu’il donne car il regorge d’antennes et sait faire fructifier dans son corpus terrestre les éléments essentiels de l’eau et de la terre.

 L’arbre de sa mémoire est si spongieux qu’il est capable de recueillir et de conserver toujours en mouvement tout ce qui contribue à son exaltation et  sa curiosité insatiable vis-à-vis d’un monde qu’il a parcouru et qu’il  parcourt toujours en quête de nouvelles rencontres souvent confondantes, inattendues, étranges, débordantes.

 Dans son roman-voyage intitulé « Dans la mémoire des étoiles » Henry PESSAR  tisse sa toile d’araignée de telle sorte que le lecteur puisse s’y déplacer comme sur une carte du monde presque en suspension et sans se soucier ni du décalage horaire, ni des distances, en se laissant balloter tout simplement, suspendu à l’écriture  élégante et souple, légère et intimiste.

 Evidemment, Henry PESSAR, en digne chasseur de papillons de rêves a choisi pour le lecteur les histoires les plus incroyables, celles qui débordent de la soupière. Mais encore faut-il être capable de soulever le couvercle.  Avec Henry PESSAR pour guide, le lecteur finit  par se croire visionnaire car c’est sous la nappe de l’invisible à l’œil nu que se présentent les  plus saisissantes découvertes.

 Oui  vraiment, il faut se laisser surprendre par le guide de musée aveugle, le vieillard aux yeux d’azur,  assister à sa rencontre avec José  GORRAL, un « rouge » espagnol, réfugié à Gibraltar qui pleure en lisant un  poème de LORCA, suivre l’enterrement d’un ami au cimetière de Tolède…

 Ses personnages sont des villes : TOLEDE, SAN MIGUEL, SANTO DOMINGO, EDINBOURG, CHARTRES, COPENHAGUE …et des anonymes qu’il baptise : le lévrier philosophe, le lapon de haute époque …

 Ses évocations stupéfiantes ne sont pas sans rappeler Jorge-Luis BORGES, autre voyageur de mémoire impénitent.

 Pour réveiller sa vision de Kirsten, une femme aimée, Henry devient lyrique et c’est si beau que je ne résiste pas à vous livrer cet extrait :

 « Redoutant de perdre ce joyau, je dois tenter de me rapprocher de toi avec prudence ; évoquant à peine les bribes de toi qui somnolent au fin fond de ma  mémoire. Je crains de pulvériser ton image et te réduire en miettes impalpables… Souvenir restauré qui ne m’appartiendra plus ; qui n’existera qu’au second degré, réinventé, éloigné de cet instant aux mélancoliques délicatesses ; tel le parfum trop suave, volatile d’une rose thé. »

 Voilà un livre à lire sans soif, un soir par exemple où on a laissé tomber la télévision  pour s’abandonner à cet exercice audacieux de la lecture-rêve, miraculeuse… Merci Henry PESSAR !

 Paris, le  11 Juillet 2013                 Evelyne Trân

http://www.apopsix.fr/catalogue/dans-la-memoire-des-etoiles–978-2-35979-068-9.html

 

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s