CYRANO DE BERGERAC d’Edmond ROSTAND du 6 NOVEMBRE AU 2 DECEMBRE 2012 au Théâtre de l’Epée de Bois à La Cartoucherie de Vincennes

Mise en scène
Olivier Mellor
Lumière, régie générale
Benoît André
Musique originale
Séverin Jeanniard
Scénographie

Noémie Boggio et Alexandrine Rollin
Costumes, maquillages, coiffures Héléne Falé
Son Christine Moreau
Maître d’armes Patrice Camboni
Avec Jean-Jacques Rouvière, Marie-Béatrice Dardenne, Adrien Michaux, Stephen Szekely, Fred Egginton, Rémi Pous, Dominique Herbet, Vincent Tepernowski, Denis Verbecelte, François Decayeux, Marie Laure Boggio, Michel Fontaine, Mylène Guériot, Karine Dedeurwaerder, Jean-Christophe Binet, Olivier Mellor, et Nicolas Auvray.

Cyrano  de Bergerac ce n’est pas seulement un personnage, c’est une pièce, un morceau de choix qui tire son origine des grands rideaux de théâtre qui  s’ouvraient sous l’œil stupéfait d’Edmond Rostand sur une scène à perte de vue.

 Une pièce de théâtre dont le texte suffit à la voix pour élancer l’imagination.

 Tout le monde se souvient du film de Rappeneau et de l’interprétation de Gérard Depardieu. Il n’empêche qu’assister à une représentation théâtrale de Cyrano de Bergerac »,  ce sera toujours un privilège, un cadeau, parce que les personnages qui peuplent la pièce d’Edmond Rostand, sont là pour témoigner de la vitalité du théâtre, sa raison d’être, en s’incarnant sur scène.

 Ceci dit, cela reste une gageure et toujours un défi de monter « Cyrano » car l’imagination d’Edmond Rostand n’a de freins que celle que lui oppose la langue écrite en alexandrins. Il est probable qu’il ne s’est pas beaucoup préoccupé  de la logistique de la mise en scène et c’est tant mieux car il s’avère que sa pièce peut se déplacer, en passant aussi bien par des lieux aussi prestigieux que les remparts de Carcassonne que la simple place du village.

 C’est avec les moyens du bord comme sur un bateau que l’équipage de la troupe, chaleureusement menée  par Olivier MELLOR, investit l’imposant plateau du Théâtre de bois dont le mur en pierres prend soudain plusieurs siècles.

 Dépouillée de ses apparats majestueux, beaux costumes, carrosse,  et foisonnants détails, dignes de grands tableaux d’époque distillés au cinéma, la pièce existe parce qu’elle est au cœur des comédiens qui lui insufflent juste le souffle du texte, et leur bonheur sur les planches.

 Ils sont nombreux comme autant de notes incrustées dans les alexandrins ,à s’éparpiller sur la scène très mouvante, capable d’un clin d’œil de créer, juste avec quelques échafaudages et inventions ubuesques ( Montléry joué par Nicolas Auvray, façon poupée de foire) l’illusion du théâtre dans le théâtre, d’un perron romantique, d’un champ de bataille, d’un couvent et des concerts de rue qui font penser à la fête de la musique lorsqu’il suffit de changer de trottoir pour écouter soit du jazz, soit de la pop.

 Le Cyrano de Jean-Jacques Rouvière bombe le torse, c’est Zorro, le meneur de bande auquel on s’adresse à la cour de récréation, un héros qui a le cœur sur la main, transi d’amour mais toujours fier. En somme, c’est ce mélange de tendresse et fierté confondues qui rendent le personnage si humain.

 Autour de Cyrano, Roxane (Marie-Béatrice Dardenne), De Guiche (Stefen Szekely), Christian (Adrien Michaux) assurent le diapason où se faufilent les multiples autres comédiens qui contribuent à donner à la pièce son envolée onirique, récréative à souhait.

 Du théâtre à pleins poumons à l’état pur !

 Paris, le 12 Novembre 2012     Evelyne Trân

 

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