CALLAS de Jean-Yves PICQ, mise en scène de Jean-Marc AVOCAT avec Noémie BIANCO à la Manufacture des Abbesses – 7, rue Véron 75018 PARIS –

Du 23 Août au 7 Octobre 2012: Jeudi, vendredi, samedi à 21 H, dimanche à 17 H

PS : Noémie BIANCO était l’invitée de DEUX SOUS DE SCENE sur RADIO LIBERTAIRE du 1er Septembre 2012 (Grille des émissions de Radio libertaire 89.4, podcast sur internet)

INTERVIEW NOEMIE BIANCO

INTERVIEW NOEMIE BIANCO BIS

 Etre ou ne pas être La Callas ? Encouragés par leur admiration pour la diva, le dramaturge Jean-Yves Picq et le metteur en scène Jean-Marc Avocat n’ont pas hésité en quelque sorte à tendre leur main à son esprit pour lui dire « Maria, vous êtes un personnage de théâtre, vous êtes bien davantage qu’une diva puisque vous êtes aussi une femme et votre témoignage est crucial pour tous ceux qui entendent rattacher le sublime à l’humain ».

 Les spectateurs se retrouvent à huis clos avec un personnage irréel, moulé dans une robe de scène qui fait penser à une fleur. Ils jouent les rôles des journalistes recueillant les propos de La Callas. Ils sont invisibles et cette invisibilité a quelque chose de mallarméen. C’est grâce à cette relation avec l’invisible, que la Callas incarnée par Noémi Bianco nous émeut, nous captive avec des mots simples pour parler de sa vie. Noémi Bianco accouche d’une certaine La Callas devant des spectateurs étonnés au fur et à mesure du spectacle de devenir de plus en plus proches d’une femme qu’une heure auparavant peut-être ils ne connaissaient que par oui dire.

 Il s’agit d’une femme qui parle de La Callas et qui la tient à une folle distance, une femme qui jouait le rôle de La Callas pour le public, qui s’est battue pour le faire exister parce qu’il était représentatif d’un idéal .Mais sous le masque de la diva, si ses propos tiennent le large c’est parce qu’ils expriment ses sentiments et rien d’autre.

 Sous les traits de la juvénile Noémi Bianco, ses propos rejaillissent avec une fraicheur et une vitalité pleine d’éclairs. Quand le corps de la diva s’assombrit, Maria quitte les bosquets des micros fanés, et l’on entend flotter dans l’ombre de sa voix, comme unique trace de son passage, le souffle de son esprit en quête d’amour. Aussi simple que cela paraisse, c’est pourtant cette impression qui domine dans ce spectacle, sorte de lettre d’amour à la diva, parée de la présence lumineuse de Noémi Bianco.

 Le 25 Août 2012 à Paris                                 Evelyne Trân

 

Un commentaire sur “CALLAS de Jean-Yves PICQ, mise en scène de Jean-Marc AVOCAT avec Noémie BIANCO à la Manufacture des Abbesses – 7, rue Véron 75018 PARIS –

  1. La Callas etait une femme amoureuse, passionnee qui a souffert. Tout artiste a 2 facettes: devant son public et lui meme. Et les 2 facettes doivent se confondre parfois ce qui entraine des souffrances, des turbulences de l’ame.
    La plupart des artistes transposent leur vecu et leurs douleurs dans leur oeuvre. C’est commun de dire que souvent les plus grandes souffrances de l’ame font naitre aussi les plus belles oeuvres creatrices. Et nous, commun des mortels, nous revons a ces divas et stars lointaines … nous revons a des existences plus palpitantes que la lutte quotidienne pour payer ses impots ou affronter les decouverts bancaires !!! l’art nous aide a nous evader de ce morne quotidien !

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