JOYEUX DEUIL au Théâtre de l’Aktéon 11 rue du Général Blaise 75011 PARIS. Mise en scène de Bernard BOURDEAU

Tous les vendredis et samedis à 20h    Du 04 mai au 30 juin 2012    Durée 1 H

Compagnie Toutes Les Mêmes. Mise en scène : Bernard BOURDEAU  Ecrit et interprété par : Sabrina AMGHAR, Orane DUMAS, Syndie Kourte

Dialogues : Sabrina AMGHAR Création sonore : Gérard Bôle du Chaumont Crédits photos : Rémi Dumas Création Graphique : Julien Sibert – Kalesty Créations

 Il faut deux aiguilles et une pelote de laine pour fabriquer la grenouillère du futur bébé. Le fil conducteur quant à lui, il se perd dans la nuit des temps. Et la fille conductrice quant à elle, figurez-vous qu’elle fait du trampoline sur un matelas qui commence à avoir les ressorts fatigués. C’est la faute à la mère qui est montée au septième ciel avec plusieurs hommes. Dans le fond, les histoires familiales qui permettent de tricoter la future grenouillère, vous pourrez si vous le voulez bien,  vous les offrir  à la fête foraine avec au choix  un cornet à l’encre rose pour les filles et un cornet à l’encre bleue pour les garçons.

 A l’AKTEON, trois jeunes femmes surgissent de la surprise à l’encre  rose. Elles ont toutes des comptes à régler avec leur origine. Elles ne se ressemblent pas mais elles se retrouvent  au bout de leur langue bien pendue au croisement des rencontres de leurs chers parents dont l’absence est au demeurant un gage de liberté.

 Molière, notamment dans sa pièce « L’avare » a su de manière confondante instaurer le schème des retrouvailles des pères avec leurs rejetons, parce que les liens du sang n’est-ce pas ça incline à bien des concessions.

 Ainsi, deux demi-sœurs se découvrent une autre sœur avec une femme issue de l’immigration, une étrangère qui fait en quelque sorte figure du loup dans la bergerie.

 Mais ça tombe très bien puisque les charmantes demi-sœurs ayant à faire le deuil de leur mère, ont pour se consoler une sœur venue d’ailleurs, un père qui annonce son arrivée et un bébé prêt à naître. Merci Papa, merci Maman.

 Les feux de l’amour responsables de tous ces nœuds de filiation, disparates, là-haut doivent s’amuser de ces incroyables retrouvailles.

 Il s’agit bien d’une histoire vraie que sous le coup de l‘émotion, trois comédiennes décidées à tordre le cou aux conventions,  exorcisent avec humour en agitant les quatre points cardinaux des destinées humaines : amour, naissance, anniversaire, deuil, qu’il faut se palucher n’est-ce pas au nom du père, de la fille et de la mère et du futur bébé qui clamerait son innocence dans sa pochette surprise. Rions !

 Paris, le 12 Mai 2012                    Evelyne Trân             

 

 

 

 

 

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