VOLPONE AU THEATRE DU RANELAGH – 5 RUE DES VIGNES 75016 PARIS- DU 28 MARS AU 2 JUIN 2012 –

 De Toni CECCHINATO et Jean COLLETTE d’après Ben JONSON  Adaptation : Jean COLLETTE et Toni CECCHINATO  Mise en scène : Alfred LE RENARD, Céline SORIN  Assistant à la mise en scène : Yannick ROSSET  Conseiller artistique : Serge PAPAGALLI Création musique : Samir DIB Scénographie : Daniel MARTIN Costumes et perruques : Marie-Ange SORESINA Masques et Marionnettes : Christophe KISS Création lumières : Arnaud VIALA Maquillage : Johannita MUTTER  Diffusion : En Votre Compagnie

Avec : Grégory BENOIT, Samir DIB, François JUILLARD, Anne MINO, Yannick ROSSET, Céline SORIN.

Dates / Horairesdu 28 MARS AU 2 JUIN 2012 Du mercredi au samedi à 19h, matinée samedi à 14h et dimanche à 15h RELACHES EXCEPTIONNELLES 1er avril et 11 mai

 Il trône sur  la scène une curieuse boîte, une armoire métallique sans yeux, de la taille d’une cabane qui a l’allure d’un bunker abandonné muni, d’un tout petit cadenas très mignon qui fait déjà sourire. A peine notre regard s’y est-il attaché, magique sans le savoir que la boite s’ouvre comme une fleur.

 Sous nos yeux ahuris, apparait une sorte de bête, assez proche de l’orang outan, cintré par de beaux mannequins androgynes, qui exécute pour la galerie une superbe danse de Saint Guy. On se croirait dans un stand de foire et l’animal en question, Volpone expose ses pectoraux.

 L’histoire du riche marchand autour duquel gravite une quantité de parasites est vieille comme le monde. Mais le personnage de Volpone créé par Ben Janson  contemporain de Shakespeare, n’est pas si bête.  Avec le leurre de l’héritage comme appât, il entend faire son miel de la convoitise de ses parasites, en se faisant passer pour mourant.  Volpone, capitaliste à coup sûr, puisque le beurre et l’argent du beurre, ça marche.

 Dans cette farce truculente, ce n’est pas l’amour qui est ’aveugle mais l’argent. De sorte que l’âme damnée de Volpone, Mosca n’a aucun mal à duper à tour de bras tous les prétendants. Mosca s’y emploie avec un malin plaisir, et tout le monde rit de voir le sort de ces misérables marionnettes, suspendu aux verdicts  d’un tribunal de juges à têtes de crapauds et aux allocutions d’un avocat véreux. Qui a dit que nous pouvions faire confiance à la justice humaine ? La parole est à l’avocat. D’ailleurs, Mosca en porte l’habit avec une élégance à faire pâlir tous nos politiciens.

 La mise en scène finement diabolique et réglée comme du papier à musique déploie sa galerie de pantins avec un charme ravageur, celui du théâtre de guignol quasi intemporel. C’est très expressif et surtout très divertissant.

 Les enfants pourraient voir en Volpone un personnage de dessin animé; il a une façon de montrer son derrière… Enfin, ne le répétez pas, Volpone à mi chemin entre Caliban, Bacchus ou plus près de nous, Oncle Picsou, a de beaux jours devant lui. Il s’exhibe au Ranelagh, un théâtre qui fait penser aux « Enfants du  paradis» et rutiler de plaisir.

Paris, le 29 Mars 2012                               Evelyne Trân

 

 

 

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