L’Amour après – Texte de Marceline Loridan-Ivens et Judith Perrignon au Théâtre 3 S – 4, rue Buffon 84000 AVIGNON du 4 au 25 Juillet 2026.

Introduction

Marceline Loridan-Ivens nous parle avec sensibilité de la réconciliation de la femme et de la survivante.

Description de la Compagnie Hintika

Dans « L’amour après », Ann Gisel Glass joue Marceline Loridan-Ivens, la cinéaste, documentariste et écrivaine rescapée de la Shoah qui fut déportée en 1944 après son arrestation à Bollène près d’Avignon.

À travers son récit sensible, son rapport à l’amour et au corps revenu de déportation, Marceline nous raconte la réconciliation de la femme et de la survivante, et les rencontres qui ont jalonnées sa vie, jouant avec les codes et les normes de son époque.

Elle était une cinéaste en quête permanente de liberté. Elle a filmé l’humanité, s’est battue contre la colonisation et pour les droits humains. Dans sa belle vie d’après, Marceline, avait la volonté farouche de ne pas se plaindre et de vivre et aimer comme si elle allait mourir demain.

Sur scène, la comédienne nous transmet ce récit vibrant, libre, sensible, et drôle. Un univers visuel onirique projeté sur deux écrans reflète l’état émotionnel de ce magnifique personnage de femme rebelle, aussi troublant qu’actuel.

auteur⸱ices

De Marceline Loridan-Ivens, Judith Perrignon

équipe artistique

Didier Bernard – Mise en scène

Ann Gisel Glass – Interprétation

Thibault Petrissans – Vidéo

Didier Bernard – Adaptation théâtrale

Didier Bernard – Scénographie

Ann Gisel Glass – Adaptation théâtrale

J’ai eu la chance de voir Marceline LORIDAN-IVENS à l’occasion d’une projection d’un film de Joris IVENS et d’elle-même, Une histoire du vent , un film extraordinaire au Musée Guimet.

J’avais été vraiment séduite par le film mais la présence de Marceline, si solaire m’a également profondément touchée.

C’est pourquoi j’ai répondu à l’invitation de François VILA de découvrir l’adaptation théâtrale du livre autobiographique Après l’amour.

Je dois l’avouer, l’affiche du spectacle un peu désuète, style années 1950, ne m’inspirait pas. De mon point de vue, elle n’est pas représentative de la personnalité de Marceline, pleine d’exigence, de passion et d’angles arrondis.

Le portrait qui se dégage de cette femme est profondément innervant parce que même si nous n’avons pas fait l’expérience de l’enfer qu’elle a vécu dans un camp de concentration, sa façon d’exprimer comment elle a appréhendé en tant que survivante ce qu’elle attendait de la vie peut toucher n’importe qui.

Nous l’ignorons probablement et nous n’y pensons pas mais nous sommes tous survivants.tes de quelque traumatisme ou douleur ou désespoir.

Après l’enfer, Marceline a voulu aller droit au but sinon du bonheur mais en tout cas de la Vie. La vie, elle l’a éprouvée librement avec plusieurs rencontres amoureuses, en tâtonnant naturellement, en aimant sûrement !

Marceline avait une présence effectivement solaire mais ses confidences nous révèlent une personne toujours en quête de vérité, à la fois très vive mais toujours réceptive aux ombres, aux expressions moins fortes que la sienne. Marceline n’a jamais pu oublier combien la parole des forts pouvait écraser les plus faibles.

Oui, Marceline était solaire mais pas seulement, c’est pourquoi nous remercions son interprète et adaptatrice du livre L’amour après, Ann Gisel Glass de nous transmettre ses confidences de la manière la plus sobre qui soit, la plus vibrante aussi.

Je n’en suis pas encore revenue ! Il s’agit d’une transmission d’humaine à humain.e à fleur de peau !

EvelyneTrân

Le 5 Août 2026

Laisser un commentaire