
Introduction
Wejdan NASSIF, autrice syrienne, raconte la vie en exil de celles et ceux qui ont dû partir de chez eux.
description
Forte de son succès au 11•Avignon avec Après les ruines en 2024, la compagnie Pardès rimonim poursuit sa réflexion sur l’exil avec À vau l’eau.
Dans son 1er texte écrit en France, Wejdan NASSIF, autrice syrienne, esquisse son portrait et ceux de ses voisins de quartier, réfugiés palestinien, soudanais, ivoirien… Elle raconte la vie en exil de celles et ceux qui ont dû, un jour, partir de chez eux – leurs difficultés, leurs joies.
Sur scène, leurs témoignages enregistrés se mêlent aux musiques de Lionel MARCHETTI et disent leurs histoires de vies à reconstruire, de langue à apprivoiser, de sécurité retrouvée. Amandine TRUFFY incarne Wejdan et trace au sol la carte vivante de ces trajectoires, dans une scénographie captivante de GOURY, qui se déploie en direct au fil des récits.
équipe artistique
Bertrand Sinapi – Mise en scène
Amandine Truffy / avec les voix d’Ablema, Anwar, Elisabeth, Irfan, Jamal, Rafiq, Shahid, Wacila, Wejdan et les enfants de l’école des 4 bornes – Interprétation
Lionel Marchetti – Musique
Goury – Scénographie
Jeff Metten – Lumière
Inès Kaffel – Production
Catherine Guizard – Presse
Jean-Luc Weinich – Diffusion
C’est à un moment de recueillement, oui loin du bruit que nous convie la comédienne Amandine TRUFFY pour laisser passer les voix de ces personnes qu’on n’entend guère et que l’on étiquette sous le nom de réfugiés.es.
Avec délicatesse, le musicien Lionel MARCHETTI et la comédienne qui interprète Wcjdan, (l’auteure du livre A vau l’eau dont est adaptée la pièce éponyme), recréent un espace intime permettant la circulation de témoignages sans fioritures, tout simplement humains. Et dans la semi obscurité de la scène ces voix qui viennent des quatre coins du monde, résonnent d’autant plus. Dès lors, nous sommes amenés à penser que ces voix sont parmi nous.
Ce spectacle est destiné à nous sensibiliser sur toutes ces histoires de vie qui soutiennent ces visages « étrangers » que l’on peut croiser dans la rue, dans le métro, qui travaillent aussi…
Un beau spectacle qui rassénère l’esprit. Oui on peut écouter les autres, ces « étrangers » sans commisération. Souvenez-vous du poème de Jacques Prévert Etranges étrangers, il illustre fort bien A vau l’eau de Wejdan NASSIF.
Evelyne Trân
Le 7 Juillet 2026