L’INDISCIPLINE ou la très mystérieuse et embarrassante disparition d’une hystérique à la Salpêtrière de Michel Vojtech, Pierre Olivier et Ariel de la Garza dans le cadre du Festival off d’Avignon 2026 à LA LUNA 1 rue Séverine 84000 Avignon du 5 au 25 Juillet 2026 à 21 H 35 . Relâche le 15 Juillet.

Description de la compagnie

Dans le Paris du XIXe siècle, la haute société se presse aux leçons du mardi de Jean-Martin Charcot, où ses « hystériques » fascinent autant qu’elles dérangent. Mais l’absence de Louise, patiente vedette, vient perturber la séance. Avec Georges Gilles de la Tourette, Charcot doit alors improviser, entre démonstration et enquête implicite.

Au cœur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, des personnages profondément humains se dévoilent, portés par un univers sonore créé en direct.

Threepenny Collective est une société de production basée à Londres, active dans le théâtre et le cinéma. Ses productions ont été présentées au Festival d’Avignon Off ainsi qu’au Festival Fringe d’Édimbourg. Ses courts métrages ont également été projetés, entre autres, au Leiden Shorts, au BFI IMAX et au Festival du film de Norwich. Aujourd’hui, Threepenny est un collectif plurinational de dramaturges, metteurs en scène et artistes passionnés, animés par une volonté commune de faire dialoguer le cinéma et le théâtre.

Le spectacle de la compagnie Threepenny Collective a été réalisé avec le soutien du Centre tchèque de Paris, de l’Ambassade de la République tchèque en France, de la Fondation Jan Tlačbaba, de l’Institut français et du Lycée français de Prague, ainsi que de la compagnie théâtrale be•wilder theatre. À Prague, il était présenté dans le cadre du Festival Na Hlavu (Institut national de la santé mentale).

Auteur⸱ices

De Ariel de la Garza Davidoff, Michal Vojtech, Pierre Albert Ollivier

Equipe artistique

Sacha Augeard – Interprétation

Fabio Goutet – Interprétation

Daniela Hirsh – Interprétation

Clément Jarrige – Interprétation

Raphael Ruiz – Interprétation

Noemi Fintor – Costumes

Oscar Godfrey – Scénographie

Thomas Sandler – Lumière

Nathan Saudek – Musique

Threepenny Collective

Origine : ROYAUME-UNI

Avez-vous entendu parler du neurologue Jean-Martin CHARCOT, une sommité à la fin du 19ème siècle, dont Freud fut l’élève et dont les séances d’hypnose pratiquées sur des patients dits hystériques ont frappé les mémoires.

Les auteurs du spectacle L’indiscipline se sont inspirés de nombreux témoignages. Souvenez-vous d‘Eléphant man qui était devenu un animal de foire et imaginez des malades dits hystériques utilisés pour les expériences d’hypnose d’un médecin réputé et ce en toute légalité.

Le 19ème siècle n’est pas si loin, certes le professeur Charcot a rendu de grands services à la science mais il importe de se souvenir du traitement infligé à ses patients.

Dans le spectacle, Charcot et son associé le Docteur La Tourette sont des caricatures et apparaissent aussi cinglés que les patients qu’ils sont censés guérir. Nous assistons à une farce, une bouffonnerie et la disparition de l’hystérique vedette qui émeut la troupe de médecins et malades nous fait penser que le mystère n’a pas fini de régner concernant la folie du genre humain . Le Docteur Charcot ne réussit pas à mettre à jour une hypothétique lésion du cerveau responsable de l’hystérie, en dépit de tous ses efforts déployés.

Les auteurs entendent, semble-t-il, montrer dans leur pièce, la folie et/ou l’hystérie en scène comme dans les séances du mardi du Docteur Charcot.

Il n’est pas sûr que tous les publics s’y retrouvent mais la démonstration fait de l’effet, les comédiens.nes donnent l’impression de sortir parfois d’un film muet où les personnages sont très expressifs et gesticulent tant et plus.

Cette expressivité, ce lâcher prise sous le signe de la comédie est comique. Mais les comédiens.nes ont suffisamment de talent pour exprimer aussi le mal être de leur condition de malades particulièrement maltraités. Par ailleurs, la musique interprétée en direct par l’artiste franco-tchèque Nathan Saudek qui utilise des voix humaines et des chants apporte une touche dramatique donnant la mesure « de la souffrance et l’espoir qui régnait lors des célébres séances du mardi du Docteur Charcot. »

Raphael Ruiz campe un Docteur Charcot aussi imposant que pathétique, il tient bon au milieu du vent de folie qu’a voulu faire retentir le metteur en scène Ariel de la Garza Davidoff, quitte à créer une certaine confusion. Il y a tempête sur scène et il n’est pas évident d’ajuster les voiles.

L’équipage qui ne manque pas de bravoure doit continuer à alerter le public sur ce vent de folie qui nous guette. Comment l’exprimer sinon le plus théâtralement possible !

Le 16 Juin 2026

Evelyne Trân

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