Dans les forêts de Sibérie d’après le livre de Sylvain Tesson – Mise en scène et interprétation de William Mesguich à partir du 30 Août 2021 le lundi à 19 Heures au Théâtre de Poche Montparnasse 75 Bd du Montparnasse 75006 PARIS .

Collaboration artistique : Estelle Andrea
Adaptation Charlotte Escamez
Mise en scène et jeu William Mesguich
Son : Maxime Richelme
Lumières : Richard Arselin
Scénographie : Grégoire Lemoine

Comment se transporter du Boulevard du Montparnasse aux forêts de Sibérie ? Si la question vous aiguillonne, rendez vous au Théâtre de Poche Montparnasse !

Vous serez accueillis par un guide fort sympathique, William Mesguich qui prête sa fougue et sa chaleur à l’écriture de Sylvain Tesson.

Bien entendu nous savons que Sylvain Tesson est célèbre, décoré de plusieurs prix. Mais en entrant dans le théâtre, nous oublions sa renommée, nous avons juste envie de nous laisser emporter et pénétrer pat l’histoire d’un homme qui a choisi les mots comme rempart à la libéralité de nos émotions, à cet aléatoire, ce rien confus qui parfois nous trouble. Le narrateur raconte sa curieuse confrontation avec la solitude et une nature difficile, voire hostile ; il fait affreusement froid là-bas en Sibérie, non sans se départir d’un certain humour il déclare « Je vais enfin savoir si j’ai une vie intérieure ».

Donc rassurez-vous Sylvain Tesson ne se prend pas pour Thérèse d’Avila mais nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’il prête de l’esprit aux montagnes, à la banquise, au soleil et plus largement à la nature d’une présence d’autant plus prégnante que l’homme qui l’éprouve a pour partenaire cette étrange maîtresse, la solitude.   

Pourquoi donc raconter cette aventure qui a duré six mois, pour avoir suffisamment de matière pour écrire un livre ? Nous pensons que Sylvain Tesson poète dans l’âme, a écrit ce livre pour fixer une véritable histoire d’amour avec un paysage, une nature foisonnante de mystère devenue sa compagne.

William Mesguich tour à tour émouvant, drôle, lyrique, laisse fuser toute cette sensualité propre aux mots qui fondent dans la bouche et suggèrent toutes sortes de sensations qui vont bien au-delà de la pensée. Car il faut quelque peu la faire exploser cette intériorité de la pensée qui épouse l’austère nature et se rêver animal homme pour faire battre son cœur !

Paris, article mis à jour le 25 Août 2021

Evelyne Trân

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