Les (Dés)héritiers de Brasnilav NUSIC – Mise en scène de Ned GRUJIC du 12 Novembre au 22 Décembre 2013 au Théâtre 13 – 103 A Av. Auguste Blanqui 75013 PARIS

Desheritiers_webAvec Annick Cisaruk, Antonia Malinova, Caroline Pascal, Charlotte Rondelez, Rosalie Symon, Jean Hache, Pascal Ivancic, Philippe Ivancic, Sacha Petronijevic, Stéphane Russel et Jean Tom.

Coproduction Compagnie Depuis-Depuis, Les Tréteaux de la Pleine Lune et le Théâtre de l’Etincelle. Avec le soutien de l’Espace Carpeaux de Courbevoie.

Faut-il en rire, faut-il en pleurer, il y a des morts qui ne résistent pas à jouer un dernier tour aux vivants à la faveur du fameux testament censé léguer à leurs héritiers, les biens déjà convoités de leur vivant.

 De nombreux auteurs se sont penchés sur cet événement que constitue l’ouverture d’un testament de sorte que ce n’est pas tant l’intrigue de la pièce qui  suscite l’intérêt mais plutôt la plume  du  dramaturge serbe BRASNILAV NUSIC, dont la pièce « LES (DES)HERITIERS » est mise en scène, pour la première fois en français par de Ned GRUJIK d’origine serbe, entouré pour l’occasion de comédiens d’origines diverses : slovène, serbe, croate, bulgare, polonaise, ukrainienne et bien sûr française.

 BRASNILAV NUSIC peut faire penser à FEYDEAU ou LABICHE mais également à Alphonse DAUDET car ce qui frappe c’est qu’en dépit de leurs instincts grégaires et peu reluisants, les personnages témoignent d’une vitalité de bon augure qui fait sourire.

 Il ne s’agit que de gens ordinaires, en somme, qui pour défendre leurs intérêts, leur ventre,  peuvent d’un coup de baguette se transformer en escrocs, en voleurs, en canailles et cela pour la bonne cause, leurs droits divins à la propriété. Nous ne sommes pas si loin du « Touche pas au grisbi, salope ! ».

 Nous assistons donc à une sorte de combats de coqs et de poules où les plumes hautes en couleurs volent en éclats, un poulailler où voudrait régner en maître, le rusé renard, sous-préfet  Agaton Arsic, interprété par l’excellent Jean HACHE, acoquiné d’une épouse fort précieuse, étonnante Annick CISARUK.

 Galvanisée par le comique des situations et les dialogues très chausse-trappes de Brasnilav NUSIC, toute l’équipe des comédiens glisse avec aisance sur la palette des personnages qui s’éclaboussent les uns les autres de piques bien trempées. Sont particulièrement jouissifs, les échanges entre Sarka, la veuve, interprétée par Antonia MALINOVA très craquante, et le sous-préfet Jean HACHE dont le rôle est de noyer le poisson le plus possible.

 La pièce « LES (DES)HERITIERS » ouvre un pan du rideau sur l’œuvre du grand dramaturge serbe Brasnilav NUSIC dont la plume très décontractée peut rivaliser avec celles de notre répertoire classique. Et c’est tout le mérite du metteur en scène, de son équipe et du groupe musical  « Les yeux noirs » de nous convier à cette découverte. Un bon point supplémentaire, les jeunes semblent apprécier ce genre de théâtre, et ils étaient nombreux, hier soir, à applaudir. L’impression de s’être divertis sans avoir cédé à la crétinisation, cela fait un bien fou !

 Paris, le 4 Décembre 2013              Evelyne Trân                      

 

 

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