ALA TE SUNOGO / DIEU NE DORT PAS – Un spectacle de BlonBa – Du 2 au 26 mai 2013 – Tout public à partir de 10 ans – Jeudi, vendredi et samedi : 20 H. Dimanche 15 H. Durée 1 h 15. Théâtre du Grand Parquet Jardins d’Eole, 35 rue d’Aubervilliers, 75018 PARIS

Avec : Adama Bagayoko, Alimata Baldé, Diarrah Sanogo, Sidy Soumaoro, Souleymane Sanogo et Tidiani Ndiaye (en alternance). Texte : Jean-Louis Sagot-Duvauroux,

Mise en scène :

Jean-Louis Sagot-Duvauroux et Ndji Traoré,

Musique : Issiaka Kanté, Idrissa Soumaoro Lumières : Youssouf Péliaba, Pierre Cornouaille et les conseils de François Ha Van (mise en scène) et Aly Karambé (chorégraphie)

 Voilà une belle initiative du GRAND PARQUET d’inviter à son bord la Compagnie théâtrale  de BLONBA,  centre d’art et de culture à BAMAKO au MALI qui a dû interrompre ses activités depuis la crise politique de mars 2012.

  L’antenne française de BLONBA dirige le Théâtre de l’Arlequin à MORSANG SUR ORGE et nous propose un spectacle haut en couleurs (prémonitoire puisque sa création a été suspendue lors du coup d’état du 22 Mars 2012), théâtral et chorégraphique, dans la tradition  du Kotéba  « farce burlesque de critique sociale jouée dans les villages ».

«   L’argument de la pièce est simple : les fonctionnaires mettent des bâtons dans les roues d’un jeune entrepreneur de spectacle qui n’en peut plus. Une jeune fille au grand cœur lui présente un danseur de rue qu’il commence par rejeter puis par accepter grâce à l’intervention de Bougouniéré, ce qui donne lieu à des joyeuses démonstrations chorégraphiques contemporaines et « préhistoriques ».

  La célèbre comédienne Diarrah SANOGO incarne le personnage de Bougouniéré, une femme du peuple « gueularde » mais  bienveillante.

 Adama BAGAYOKO interprète avec brio, à lui tout seul, 4 personnages dont une femme absolument  irrésistible, tous  fonctionnaires corrompus jusqu’à la moelle…

 Sidy SOUMAORO campe avec ferveur le  jeune opérateur culturel bamakois, Cheikna.

 Alimata BALDE joue avec tendresse Goundo, la fille de Bougouniéré,  émue par la beauté du jeune danseur muet, SOLO, enfant de la rue qui ne peut s’exprimer qu’en dansant (Souleymane SANOGO et Tidiani NDIAYE en  alternance).

  La pièce repose essentiellement sur le jeu des acteurs qui disposent de  personnages  aussi marqués que ceux de la commedia dell’ arte, mais il s’agit d’une vraie farce dans le sens où l’on trouve de tout dans ce spectacle : la drôlerie (génial Adama BAGAYOKO), la poésie (le danseur muet), la comédie de mœurs (Bougouniéré et sa fille), la politique (véhément discours de Cheikna contre la corruption).

  Mais tout s’achève par la danse et la musique Bambara,  qui galvanise les amateurs de danse africaine, moderne et traditionnelle. L’ambiance est à la fête, la scène se transforme en piste de danse et les spectateurs en valseurs. « Y a d’la joie » comme dirait Trenet.  Et mon Dieu qu’il en faut dans ce bas monde «ALA TE SUNOGO » ! 

  Paris, le 3 Mai 2013                             Evelyne Trân

 

 

 

 

 

6 commentaires sur “ALA TE SUNOGO / DIEU NE DORT PAS – Un spectacle de BlonBa – Du 2 au 26 mai 2013 – Tout public à partir de 10 ans – Jeudi, vendredi et samedi : 20 H. Dimanche 15 H. Durée 1 h 15. Théâtre du Grand Parquet Jardins d’Eole, 35 rue d’Aubervilliers, 75018 PARIS

  1. Un spectacle qui aurait plu à votre grand-mère Hélène de Gobineau qui s’est tellement attachée à la culture africaine. Son livre va être republié « Noblesse d’Afrique » parait-il ??

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  2. Bonjour

    Dommage que l’auteure de ce blog n’ai pas pris quelques précautions. Cette photo n’a absolument rien à voir avec la pièce en question. Il s’agit de « La chemise d’un homme heureux » écrite et mise en scène par Sirafily Django à Bamako.
    Dommage aussi que l’auteure n’ai pris par eu la politesse de demander à utiliser cette photo (qui est de moi).
    Autre point, si l’auteure de ce blog à cru bon d’illustrer la pièce (excellente) « Ala te sunogo » avec cette photo qui n’a absolument rien à voir ave la pièce, on peut penser qu’elle n’a pas vu la pièce en question. Et donc se demander d’ou vient aussi le texte écrit !

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    1. Monsieur,

      Il est très difficile parfois de trouver des photos pour illustrer des articles.
      Puisque cette photo est de vous et ne concerne pas le spectacle, je l’enlève et vous prie de m’excuser.
      D’autre part « elle » n’est pas anonyme et a vu le spectacle en question .
      Ne trouvant pas de photos concernant le spectacle, j’ai eu le tort d’utiiser comme illustration
      votre photo . On a l’impression que toutes les photos qui circulent sur le net sont en libre service,
      effectivement c’est trompeur …. et vous avez eu raison de rectifier le tir.

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  3. Mon ami Thierry a déjà réagi à la photo du spectacle et comme j’ai joué ce spectacle à Blonba le 9 février 2012 à l’occasion de la 3è rentrée (gratuitement pour ma contribution à la culture malienne). Cet événement est produit par les Editions Tombouctou qui vient d’éditer « La chemise d’un homme heureux », en collaboration avec Afribone. je fus choqué par le fait Blonba me connaissant bien et pour qui j’ai travaillé plusieurs ne m’ait rien dit et en plus quand j’ai fait la remarque au téléphone à son directeur, il m’a répondu vertement; j’avais l’intention de porter plainte aux droits d’auteur.Pour vous édifier je peux vous envoyer tout ce document. Jugez!

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    • Publié le 03 mai 2013 par theatreauvent À propos
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    Voilà une belle initiative du GRAND PARQUET d’inviter à son bord la Compagnie théâtrale de BLONBA, centre d’art et de culture à BAMAKO au MALI qui a dû interrompre ses activités depuis la crise politique de mars 2012.
    L’antenne française de BLONBA dirige le Théâtre de l’Arlequin à MORSANG SUR ORGE et nous propose un spectacle haut en couleurs (prémonitoire puisque sa création a été suspendue lors du coup d’état du 22 Mars 2012), théâtral et chorégraphique, dans la tradition du Kotéba « farce burlesque de critique sociale jouée dans les villages ».
     » L’argument de la pièce est simple : les fonctionnaires mettent des bâtons dans les roues d’un jeune entrepreneur de spectacle qui n’en peut plus. Une jeune fille au grand cœur lui présente un danseur de rue qu’il commence par rejeter puis par accepter grâce à l’intervention de Bougouniéré, ce qui donne lieu à des joyeuses démonstrations chorégraphiques contemporaines et « préhistoriques ».
    La célèbre comédienne Diarrah SANOGO incarne le personnage de Bougouniéré, une femme du peuple « gueularde » mais bienveillante.
    Adama BAGAYOKO interprète avec brio, à lui tout seul, 4 personnages dont une femme absolument irrésistible, tous fonctionnaires corrompus jusqu’à la moelle…
    Sidy SOUMAORO campe avec ferveur le jeune opérateur culturel bamakois, Cheikna.
    Alimata BALDE joue avec tendresse Goundo, la fille de Bougouniéré, émue par la beauté du jeune danseur muet, SOLO, enfant de la rue qui ne peut s’exprimer qu’en dansant (Souleymane SANOGO et Tidiani NDIAYE en alternance).
    La pièce repose essentiellement sur le jeu des acteurs qui disposent de personnages aussi marqués que ceux de la commedia dell’ arte, mais il s’agit d’une vraie farce dans le sens où l’on trouve de tout dans ce spectacle : la drôlerie (génial Adama BAGAYOKO), la poésie (le danseur muet), la comédie de mœurs (Bougouniéré et sa fille), la politique (véhément discours de Cheikna contre la corruption).
    Mais tout s’achève par la danse et la musique Bambara, qui galvanise les amateurs de danse africaine, moderne et traditionnelle. L’ambiance est à la fête, la scène se transforme en piste de danse et les spectateurs en valseurs. « Y a d’la joie » comme dirait Trenet. Et mon Dieu qu’il en faut dans ce bas monde «ALA TE SUNOGO » !
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    Art : « un homme heureux », l’utopie d’une vie au-delà du rêve
    Une fiction sur un président (aux méthodes royalistes) d’une Afrique postcoloniale met en évidence une chose : la satisfaction morale est une utopie, même au sein de la garde rapprochée du chef dont on estime privilégiée.
    La scène théâtrale est interprétée par huit 7 acteurs de trois nationalités (quatre maliens, une ivoirienne et deux français) réunis au sein d’un groupe dénommé « Destin croisé ». « La chemise d’un homme heureux » est un texte écrit et mis en scène par l’écrivain et adaptateur, Sirafily Diango. Celui-ci est professeur de lettres diplômé de l’école normale supérieure (ENSUP). Après son diplôme, il entreprend un périple qui le conduit au Burkina Faso où il enseigna pendant une douzaine d’années.
    A son retour au Mali en 2001, il intégra le corps professoral du lycée Mansa Makan Diabaté à Baco Djicoroni (Bamako). Il est auteur de deux ouvrages : « Le Voyageur » (2009 aux éditions Le manuscrits à Paris) et « Tiara Limardis » (2010 à Edi Livre) qui est l’histoire d’une fillette abandonnée à la poubelle.
    En effet, c’est le chef de l’Etat qui est tombé malade à l’issu d’une crise brutale. La maladie devenant très critique aura un remède à priori facile à trouver. Le roi doit porter nécessairement la chemise d’un « homme heureux » pour qu’il guérisse, confesse une prédication. « Le roi est guéri » crient en chœur la population. La projection de cette scène, le 9 février dernier dans la salle de spectacle Blonba dans le cadre de la troisième édition de la rentrée littéraire, a fait jaser des dizaines de personnes.
    Ce qu’il faut dire, c’est que toute la communauté semblait bien heureuse applaudissant et souriant aux faits et gestes, même les plus stupides, du chef. Pourvu que quelqu’un reconnaisse au sein de la communauté qu’il est un homme heureux. La recherche de cette perle fut un véritable parcours de combattant. Le chef de guerre (le général) qui a l’estime du président a par le passé perdu une bataille qui semble vouloir le hanter durant le restant de sa vie ; le « Kôrôdouga » (messager et animateur public) a des difficultés de pouvoir contrôler sa famille ; l’artiste de la communauté est affecté par un problème sentimental ; entre autres.
    Mais tous ceux-ci, à la seule vue du chef, avaient le sourire aux lèvres. Il ne s’agissait pas de l’histoire d’un roi mais des méthodes (fictives) d’un président puisque la scène est adaptée pour le cinquantenaire des indépendances des pays africains francophones célébré en 2010. Le sage ou le philosophe qui s’était engagé vaillamment à la tâche de rechercher de l’homme heureux avait oublié qu’il faisait lui-même parti de la communauté. Dans cette recherche ininterrompue, seule une personne avait fini par admettre qu’il était heureux : un fou. Mais malheur pour le roi puisque celui-ci n’avait comme seul habit qu’un caleçon ; donc pas de « chemise » à offrir au chef. D’où sa résignation à attendre la mort.
    Seydou Coulibaly
    15 Février 2012
    ©AFRIBONE

    © 1999-2011 – Afribone Mali SA – Tous droits réservés

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