Voyage d’un assassin de Roxane BRUNET avec Paul DUVAUX au Théâtre de l’ESSAION 6, rue Pierre au Lard 75004 PARIS du 26 Janvier au 17 Mars 2026 les lundis et mardis à 21 H.

La cavale d’un tueur à gages en quête de rédemption.

Traqué par d’autres criminels dans son genre, Emile a commis l’irréparable. Il se lance dans une fuite vers l’inconnu, accompagné de son meilleur ami, Calepin, qui n’est autre que son sac à dos. Emile se débat avec sa conscience. Une aventure où l’humour transpire sous la tension et la solitude.

Paul DUVAUX était l’invité de l’émission Deux sous de scène sur Radio Libertaire 89.4 le samedi 28 Février 2026. En podcast sur le site de Radio Libertaire et ci-dessous :

Avec PAUL DUVAUX

Mise en scène ROXANE BRUNET

Auteur ROXANE BRUNET

C’est l’histoire d’un tueur à gages en prise avec la mort. L’auteure de la pièce Roxane BRUNET fait penser à une amazone décidée à franchir l’insaisissable frontière entre la vie et la mort. Le voyage d’un assassin d’un onirisme total nous transporte dans la tête d’un homme dont les propos décousus, proches du délire dévoilent une psyché cabossée par la vie.

Difficile d’imaginer un tueur à gages à tête d’ange. Etait-il sous l’emprise de la mort, avait-il vraiment conscience de ses actes ? Tous ces gens qu’il a tués, il confesse « Tu comptes plus, ils ont tous la même tête et la même odeur » sauf une belle jeune femme qu’il a tuée par réflexe. Est-il possible de devenir un familier de la mort ? Il a la mort aux trousses plutôt, il est traqué par des ennemis mais surtout par sa propre folie. Alors il se réfugie dans ses souvenirs d’enfance, dans une ferme avec sa mère et sa sœur Christine et il a pour ami un sac à dos qu’il a baptisé Calepin.

Roxane BRUNET a peut-être lu L’homme qui rit de Victor Hugo et les nouvelles fantastiques d’Edgar Poe ou de Maupassant. Un chose est sûre, elle explore d’un façon très personnelle le rapport que peut avoir un individu avec la mort.

Il n’était pas possible d’aller plus loin que d’imaginer un tueur à gages, hanté, assailli par la mort. Cet assassin voit la mort et il la personnifie comme il personnifie un sac à dos. Il la voit comme une femme, c’est « la gonzesse du Bon dieu » , il la traite de salope. Dans la réalité, la mort n’est pas une personne, c’est la solitude, le gouffre de la solitude pour cet assassin transfiguré par la tendresse lorsqu’au fond du trou, il appelle sa sœur Christine.

La mort, les anges gardiens, Dieu, Calepin, sa sœur, ses souvenirs, par la force de son imagination comme un enfant, l’assassin à gueule d’ange les convoque autour de lui dans un dernier sursaut de vie.

La mise en scène limpide et la musique toutes deux très suggestives transportent le public dans une atmosphère bien plus onirique que mortifère. Roxane BRUNET nous dit que l’enfance prend le pas sur la mort. La cavale d’Emile n’est qu’une parenthèse dans sa vie. Il ne pouvait sortir de l’enfance et il y retourne pour toujours.

Paul DUVAUX colle à la peau de ce personnage de façon éblouissante.

Evelyne Trân

Le 4 Mars 2026

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