Camus, Casarès, une géographie amoureuse de Teresa Ovidio et Jean-Marie Galey d’après la Correspondance Albert Camus et Maria Casarès au Théâtre ESSAION 6, rue Pierre au Lard 75004 PARIS – Du 12 janvier au 31 mars 2026 : lundi et mardi à 20h50. Du 30 janvier au 6 mars 2026 : vendredi à 19h00. Du 22 mai au 27 juin 2026 : vendredi et samedi à 19h00. Représentations supplémentaires les 6 et 13 avril à 19h00, 25 avril à 20h50 et 2, 9, 15 et 16 mai 2026 à 20h50.

Note d’intention de Teresa Ovidio et Jean-Marie Galey

La publication de la correspondance entre Albert Camus et Maria Casarès a fait grand bruit dans le monde.

Une matière à jouer évidente dont nous nous sommes emparés, subjugués par la puissance théâtrale des lettres. Nous avons alors décidé d’en faire une adaptation en y insérant des extraits des carnets de Camus, des souvenirs de Maria Casarès,sans oublier le contexte historique, politique et social de cette époque particulièrement troublée… guerre d’Algerie, décolonisation, arrivée de De Gaulle au pouvoir, premier Festival d’Avignon … a l’aide de documents sonores. Pour nous mettre en scène, nous avons fait appel à l’ancienne directrice du Théâtre des Quartiers d’Ivry, Elisabeth Chailloux.

Metteur en scène Élisabeth Chailloux

Acteurs Jean-Marie Galey, Teresa Ovidio

Lumières Franck Thévenon

Une chose est sûre, CAMUS et CASARES, Jean-Marie GALEY et Teresa OVIDIO les ont dans la peau. De sorte qu’ils ne lisent pas les lettres de leur correspondance (il y en a des milliers) ils les traversent par transparence, ils les entendent à distance, car ces lettres ont des ailes. Dès lors les pensées, les confidences prennent possession de leur libéralité, elles peuvent se toucher, s’enlacer librement, prendre l’air et s’espérer mutuellement.

Car il faut le reconnaitre Maria CASARES et Albert CAMUS ne sont pas des amants ordinaires. Ils ne partagent pas la médiocrité du quotidien bien que le matériel puisse faire toujours irruption, mais la vérité c’est qu’ils ne sont occupés que par leurs passions respectives. Pour Camus, c’est son idéal humaniste, pour Casarès c’est le théâtre. D’une certaine façon les tourments , les doutes, les angoisses dont témoignent les lettres qui nous renseignent sur toute une époque de 1946 à 1959 en passant par la guerre d’Algérie, mettent tant et si bien à l’épreuve Camus et Casarès qu’on a l’impression qu’ils se soutiennent l’un l’autre comme des âmes sœurs.

Des âmes sœurs mais aussi des âmes libres, comment pourrait-il en être autrement. Oui Camus est un être solitaire, extrêmement introspectif, on pourrait dire qu’il se torture l’esprit en quête de vérité. Artiste dramatique, Maria Casarès est en quelque sorte son alter ego féminin .

Maria, c’est la porteuse de flamme. Interprétée par Teresa OVIDIO, elle irradie littéralement. Il y a le feu dans la cave de l’ESSAION. L’amour entre Casarès et Camus embrase les murs. Et pour nous public, il est impossible de croire qu’un stupide accident de voiture ait pu mettre fin à leur idylle.

Le spectacle mis en scène par Elisabeth CHAILLOUX résonne tel un hymne à l’amour et un hommage exceptionnel à celui de Maria CASARES et d’Albert CAMUS. A ne pas manquer !

Evelyne Trân

Le 19 Février 2026

N. B : Jean-Marie GALEY et Teresa OVIDIO sont les invités de l’émission DEUX SOUS DE SCENE sur RADIO LIBERTAIRE 89.4 le samedi 21 Février 2026 à partir de 16 H puis en podcast pendant un an sur le site de Radio Libertaire.

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