Seuls mes cheveux sont gris de Wendy BECKETT – Adaptation de Stephane LA PORTE au Théâtre Libre 4 Bd de Strasbourg 75010 PARIS – Du 5 février au 15 mars 2026 du Mercredi au Samedi à 19 H, le Dimanche à 15 H.

Inspirée du Barbier de SévilleSeuls mes cheveux sont gris est une comédie satirique et contemporaine qui se régale des contradictions de notre époque, où l’on se croit affranchi, sans jamais l’être tout à fait quand il s’agit d’aimer.

Georges, comte romantique incarné par Thibault de Montalembert, affronte son rival Bartolini, interprété par Olivier Claverie, pour conquérir la fantasque Déborah, incarnée par Hélène Babu.
Autour d’eux gravitent Figaro (Gilles Vajou), Suzanne (Eva Loriquet) et Mavis (Guilaine Londez), une galerie de personnages hauts en couleur qui orchestrent une valse de quiproquos, de malentendus, de concurrence amoureuse et de stratégies de séduction aussi improbables qu’irrésistibles.  

Entre héritage et modernité, certitudes affichées et élans incontrôlés, la pièce dessine une fresque joyeusement décalée de nos rapports amoureux.
Une comédie pétillante, élégante et très drôle, où l’on rit de l’amour, du temps qui passe et de l’art de séduire quand les cheveux grisonnent.

Il ne faut pas chercher dans la pièce « Seuls mes cheveux sont gris » de Wendy BECKETT de quoi alimenter un talk show sur les désordres planétaires.

Cette pièce est un pur divertissement inspiré du Barbier de Séville de Beaumarchais. Une petite confiserie en soi qui rappelle les fêtes foraines et les images d’Epinal.

Y a t-il encore des comtes Almaviva sur notre terre, aussi farfelus que celui interprété par Thibault de MONTALEMBERT particulièrement en verve tel un poisson dans l’eau irrésistiblement comique.

Le marchand de sommeil ou le capitaliste est fort bien caricaturé et l’S.D.F costumée en gitane – on la croirait sortie de Notre-Dame de Paris – n’a pas la langue dans sa poche pour lui clouer le bec. Quant à Figaro qui tire les ficelles tant bien que mal, il est toujours aussi sympathique.

Nous avons bien aimé cette histoire de concours de belles jambes à faire frémir les féministes et les compliments machistes du bailleur ventru à la belle fleuriste Déborah reflètent l’état d’esprit de ces types d’homme pour qui la femme n’est qu’un objet de désir, cela va de soi. Le contrat qui les lie est horrible. Cette dernière devra l’épouser si elle ne réussit pas à combler sa dette à son égard.

Le décor est joyeux comme celui d’une jolie carte postale animée qui nous transporterait à Séville.

Comme nous n’avions envie que de sourire pour nous dépêtrer de l’afflux de mauvaises nouvelles servies par les médias, nous avons dégusté avec plaisir les pantalonnades de Georges ( le Comte Almaviva du Barbier de Séville), amoureux de la charmante Déborah interprétée par Hélène BABU avec le sentiment d’avoir fait un tour de manège tels des vieux enfants et pourquoi pas ? Le spectacle est charmant, quelque peu désuet. Comment lui reprocher sa légèreté ?

Et puis décidément accompagné d’une belle équipe artistique, Thibault de MONTALEMBERT est formidable !

Evelyne Trân

Le 12 Février 2026

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