
Les Travailleurs de la mer, roman phare de Victor Hugo, raconte le combat d’un homme avec deux forces supérieures : la mer et l’amour. Gilliatt, pêcheur rustre autant que sensible, est amoureux de Déruchette, nièce du propriétaire d’un bateau échoué au large de Guernesey. Afin d’obtenir sa main, il brave les éléments au péril de sa vie, pour tenter de sauver le navire. Sera-t-il victorieux des flots ? Et le sera-t-il du cœur de la jeune fille ? Elya Birman prend ce récit légendaire à bras le corps pour nous en livrer toute la puissance hugolienne. Un grand soulèvement de l’âme !
« Ils disaient personne n’ira, c’est impossible… Alors j’y suis allé. »
Suivant la formule consacrée, on ne ressort pas indemne d’un tel spectacle. Sans doute faut-il un certain courage et du temps pour s’embarquer dans la lecture des Travailleurs de la mer de Victor Hugo. Grâce à l’adaptation de ce roman foisonnant par Clémentine NIEWDANSKI pour un seul en scène interprété par un comédien si habité par son personnage que ses sueurs, ses agitations, ses douleurs passent la rampe et que le public du premier rang peut craindre d’être éclaboussé par la tempête et il transpire à son tour !
Pour se confronter au lyrisme de Victor Hugo, il faut assurément un artiste de la trempe d’Elya BIRMAN. Oui, il est possible d’être happé par la langue de Hugo qui permet de rendre compte au public de quelque chose d’inouï, une sorte de fusion entre l’homme et la nature qui fait que dans l’incommensurable, une quête de pureté ou d’absolu, c’est la beauté du geste qui l’emporte et dans le cas de Gilliatt son amour pour la belle Déruchette.
Elya BIRMAN comprend la langue de Hugo comme personne, il en est le diamantaire.
Article mis à jour le 16 Janvier 2026
Evelyne Trân