
Distribution
texte et mise en scène Alice Carré
avec Yacine Aït Benhassi, Manon Combes, Paul Delbreil, Marie Demesy, Josué Ndofusu et Lymia Vitte
collaboration à la mise en scène Pierre-Angelo Zavaglia
composition musicale Benjamin James Troll et Lymia Vitte
scénographie Caroline Frachet
lumière et régie générale Madeleine Campa
régisseurs Justin Gaudry et Clément Macoin en alternance.
costumes Anaïs Heureaux
vidéo Victor Lepage
complicité dramaturgique Claire Barrabès
stagiaire Rose Etienne
production Ondine Buvat et Véronique Felenbok
diffusion Chloé Cassaing
conseil Forestier Association Recrue d’essences (63)
La forêt, Alba n’y connaissait presque rien. Mais voilà qu’elle hérite de quelques parcelles, aux confins reculés de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme. Bien obligée, dès lors, de s’intéresser au bois. D’aller voir de quoi il retourne. Le pays des merveilles ? Non, un champ de bataille. La sylviculture est un juteux business, et l’agro-industrie met les bois en coupe réglée. On sélectionne, on aligne, on rase, on débite, on import-exporte. On exploite, sans considération pour le paysage, pour les sols ou pour le vivant. Y a-t-il danger de mort à vouloir protéger ce bien commun ? C’est ce que les gendarmes devront démêler. À partir d’une expérience personnelle, Alice Carré élabore un polar écologique qui expose les dessous de l’exploitation forestière. Et peint une société où la coupe rase est devenue la norme.
https://theatredelacite.notre-billetterie.com/billets?spec=1431&kld=2526
ET AUSSI
jeudi 15 janvier : bord de plateau, à l’issue de la représentation
samedi 17 janvier, 15h30 – 18h : forum écologique : « La forêt, un bien commun à défendre ». Rencontre avec des auteur·e·s et des associations engagées dans la préservation de la forêt.
jeudi 22 janvier : bord de plateau, à l’issue de la représentation
samedi 24 janvier, de 14 h à 19 h, atelier d’écriture avec Claire Barrabès.
Restitution publique à 20 h à la bibliothèque centrale de la Cité internationale universitaire de Paris. Dans le cadre des Nuits de la lecture 2026

Photographie de répétition@Mathilde DELAHAYE
Voilà un polar forestier rondement mené par une équipe de comédiens.nes formidables qui assurent un spectacle à la fois hautement instructif et fort divertissant.
A partir d’une expérience personnelle, l’auteure Alice CARRE nous livre une sorte de reportage sur la forêt mettant en évidence l’ignorance du commun du mortel sur les vicissitudes de son exploitation confrontée au mercantilisme.
Parler forêt c’est parler tristement de nos jours des dangers de la déforestation et des luttes des écologistes qui entendent défendre la biodiversité bannie au profit de la rentabilité.
Le polar met en scène une jeune femme naïve et ignorante qui a hérité de parcelles de forêts et n’y connait rien. Au même moment, un garde forestier écologiste vient de disparaitre et sa disparition fait l’objet d’une enquête menée par une gendarmette et un gendarme assez comiques.
La composition musicale de Lymia et Benjamin Troll accompagnent agréablement la narration. De fait, on ne s’ennuie pas une seconde dans ce spectacle car il est facile de s’identifier à la jeune femme qui part à la trace de l’héritage de son père en parcourant la forêt et à partir de là découvre le combat de son père écologiste.
La mise en scène est dynamique offrant aux comédiens.nes la gageure de changer de rôles en un clin d’œil. De plus le suspense est garanti jusqu’au bout .
Personnellement, j’ignorais tout de l’histoire de la forêt . Grâce à cette pièce, je comprends mieux le combat mené par les écologistes. Il nous concerne tous dès lors que nous ne craignons pas de dire que nous aimons les arbres et que nous en avons besoin. Nous ne pouvons plus cantonner la forêt à notre imaginaire, celle du conte des fées et du Petit Poucet car celle-là, la forêt primaire est menacée d’extinction.
Alice CARRE n’a pas voulu cadrer sa pièce dans un propos catastrophique . Il y a dans cette pièce le caractère humain de tous les protagonistes qui s’affrontent pour de bonnes ou mauvaises raisons. C’est de la politique, de la communication, du dialogue nécessaire que surgira une prise de conscience . Pour l’instant, c’est une petite lumière noyée par l’ignorance ou l’inertie des politiques mais il faut y croire !
Ce spectacle est une aubaine pour tous ceux et celles qui voudraient défendre l’esprit de la forêt parce qu’elle nous parle, elle est aussi vivante que n’importe quels animaux dont nous faisons partie. Elle nous parle à travers tous ceux et celles qui la défendent. Prenons le temps de l’écouter !
Evelyne Trân
Le 14 Janvier 2026