
Introduction
Rouge incarnat affirme, à tous les âges, que oui, on veut voir cette partie de toi qui te rend unique !
description
ROUGE INCARNAT est un spectacle en duo danse et musique qui invite à plonger dans la vibration d’une couleur et de ses nuances.
Le rouge incarnat, c’est la couleur de la chair, juste sous la peau.
Lolita Espin Anadon nous invite à explorer les multiples facettes de ce rouge, en résonance avec son histoire familiale.
En complicité avec son partenaire de scène le musicien Christophe Bunel, elle nous propose une traversée libératrice pour s’accepter tel·le que l’on est, accepter son histoire qui gratte, qui marque. Arrêter de cacher, de « mettre sous le tapis » et se réconcilier avec soi-même pour laisser pleinement exprimer la joie, la pétillance et l’optimisme !
équipe artistique
Lolita Espin Anadon – Danse
Christophe Bunel – Musique
Julie Ménard – Texte
Aurélie Augé – Photographie
Christophe Bunel – Vidéo
Pierre Cuq – Collaboration artistique
Audrey Jardin – Diffusion
Elodie Kugelmann – Presse
Emilie Lebel – Collaboration artistique
Seb Madeleine – Régie
Jane Motin – Collaboration artistique
Cyrille Nagau – Création lumière
Marie-Blanche Pron – Graphisme

Un spectacle intimiste de 40 mn dominé par le thème de la couleur qui lui donne son titre, dont les nuances et les symboles qu’elle évoque sont déclinés tout au long de la performance par la danseuse, « l’héroïne », petite et frêle et son partenaire musicien.
Ce dernier, le plus souvent en retrait de la scène, avec sa stature imposante et rassurante, va tour à tour accompagner ses évolutions sur le plateau, les ponctuer avec son instrument, ou à d’autres moments interagir gestuellement avec elle.
Le rouge, couleur majoritaire dans laquelle baigne la scène n’est pas qu’un élément du décor ; « incarnat » parce que couleur de la chair avec ses différentes nuances, il symbolise la vie.
Au début du spectacle, un amoncellement vaporeux d’étoffe de cette teinte doucement lumineuse est étalé sur le sol, tel un énorme bouton de rose. Lentement la danseuse tout d’abord emmaillotée dans l’étoffe va en émerger, dépliant ses membres. Image évocatrice de la naissance d ‘un petit mammifère qui se défait peu à peu de l’enveloppe du sac placentaire.
La musique enveloppe sonore, est dépouillée, par notes égrenées qui n’envahissent pas l’espace ; elle accompagne, ponctue sobrement les déplacements de la danseuse mais contribue cependant à l’ambiance hypnotique de la scène.
Peu à peu la danseuse, sujet de l’histoire qui nous est contée, va se débarrasser des liens charnels qui entravent sa liberté de mouvement, en grattant la surface de sa peau qui paraît la démanger.
Et cette démangeaison, ce prurit semblent avoir gagné le corps de son partenaire musicien et acteur auquel restent accrochés quelques lambeaux de cette peau dont il a aidé la danseuse à se dépouiller.
Morceaux de soi ainsi que du lien charnel et psychique à l’autre, figurés par le rouge des étoffes, peut être des reliquats des enveloppes du fœtus dans le ventre maternel, et des attachements primaires.
L’individualité de la danseuse une fois libérée, celle-ci va pouvoir trouver une voie lumineuse qui va la mener à la rencontre des autres, du monde social, à la rencontre des spectateurs avec assurance et dans une sorte de joie.
On ressort du spectacle encore interrogatif comme après un rêve.
Le 11 Août 2025
Mac Lan Ha