Les français ne pourront pas invoquer, cette année, l’obstacle de la langue, pour la compréhension des spectacles au programme du festival TEATRO A CORTE 2013. Le cirque et la danse sont à l’honneur, leur langage commun, celui du mouvement est universel.
Grâce à Beppe NAVELLO, le directeur du festival, les amoureux du spectacle vivant savent que tous les ans au début du mois de Juillet, des fumerolles spectaculaires traversent le ciel de la ville de Turin et son patrimoine historico-architectural, prodiguant les créations les plus originales qui entendent faire mentir ceux qui parlent de la vieille Europe.
Pour l’entendre battre le cœur de cette vieille Europe, et comprendre combien il est riche de tous les sangs qui l’abreuvent, il faut assister aux retrouvailles des artistes de ses pays.
Cette année, 20 compagnies de 9 pays (Danemark, Finlande, France, Hongrie, Irlande, Italie, Pologne, Pays Bas, Royaume Uni) sont au rendez-vous.
Question d’alchimie, Beppe NAVELLO, a un savoir-faire de parfumeur. Il sait marier les contrastes, et introduire chez ces vieilles dames rangées et imposantes, les magnifiques demeures royales du Piémont, des compagnies jeunes, audacieuses, qui font fi de tout académisme parce qu’il y va du sens même du mot « création ».
Et le mot qui vient alors à l’esprit, c’est celui de récréation pour les artistes qui s’enrichissent chacun de leur apport, de leurs expériences, et pour le public invité à assister, souvent en plein air, à des performances aussi bien ludiques, divertissantes, qu’idéales puisqu’avec Beppe NAVELLO, la poésie et l’émotion sont toujours à l’accueil.
Un conte de fée vous racontera qu’autrefois le cirque et la danse ces deux disciplines de l’art du mouvement, se toisaient l’une, l’autre avec un certain mépris. L’une accusant sa rivale d’académisme et de froideur, l’autre de grossièreté, voire de vulgarité. A cet égard, il faut se rappeler le scandale en 1912 que suscita la chorégraphie d’un « après-midi d’un faune » de Nijinski, jugée trop suggestive, trop expressive.
Aujourd’hui, il est question de métissage entre l’acrobatie et la danse. Sur les scènes contemporaines, les agrès, les harnais utilisés par des athlètes, peuvent côtoyer des danseurs virtuoses qui défient la pesanteur.
Aujourd’hui, un artiste peut s’enorgueillir non pas d’être un touche à tout mais un connaisseur et un familier de l’art circassien, en étant à la fois clown, jongleur, mime, danseur, acrobate.
La palette est riche et subtile. Gageons qu’elle restera très colorée tout le long de ce festival grâce à la programmation déclinée « Nouvelle magie » du nouveau cirque par Beppe NAVELLO et que sur ce fil rouge, le public pourra jouir en funambule très éclairé de toutes les facettes culturelles de la jeune EUROPE.
Paris, Le 8 Juillet 2013 Evelyne Trân
avant programme teatro a corte conférence (1)
http://teatroacorte.it/presentazione/
Bravo ! quelle chance tous ces festivals en Europe l’été !!!
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