44 Duos pour violons de Béla BARTOK – Spectacle musical à l’Essaïon 6 rue Pierre au Lard 75004 PARIS – Mise en scène de Jean PETREMENT- jusqu’au 24 Mai 2013, les jeudis, vendredis, samedis à 21 H 30 .

Avec  Jean PETREMENT et aux violons :

Leonard STEFANICA et

Clément   WURM

 Les 44 duos pour violons de Béla BARTOK sont de véritables petites perles musicales, à l’état brut, inspirées des airs populaires de la musique paysanne hongroise s’étendant aux territoires slovaques,serbes et roumains.

 A la faveur d’une commande pour une nouvelle méthode de violon, Béla BARTOK composa ce bouquet de duos en 1931, puisant, dans le vivier des mélodies paysannes, les airs les plus représentatifs d’une musique qui renferme en quelque sorte l’âme de tous ceux qui l’ont véhiculée et qui semble rejaillir des racines mêmes de leur terre, pour devenir leur langue musicale.

 Il est possible d’écouter seulement la musique, mais il faut reconnaitre que l’on assiste aussi à une sorte de chorégraphie naturelle des archets sur les violons, ce qui plonge l’oreille dans le mouvement inouï des êtres et des choses. Etrange sollicitation de tous les sens à  partir de quelques bulles d’air qui tirent leur résonance, on le sent, aussi bien de l’impact de la main sur la charrue, que du ressenti rude, chargé d’embruns et de soleil, émulsionné, presque sauvage. C’est l’oreille qui travaille la terre, qui y plonge physiquement avec pour seul ferment l’âme de la musique.

 La mise en scène de Jean PETREMENT, sorte de clin d’œil à BARTOK nous décrit un personnage entier, en quelques évocations de sa vie difficile (Il quitta sa chère Hongrie à 58 ans parce qu’il refusait le régime nazi) dévouée à l’exploration de cette musique paysanne peu connue. Ces évocations s’intercalent à travers les 44 duos qui forgent le dialogue entre deux jeunes musiciens très inspirés, soucieux d’exprimer,  aujourd’hui, à partir de leurs propres expériences, leur bonheur de toucher cette matière si  riche, si dense, si physique.

 Un spectacle à l’essence de Béla BARTOK, secrète et profonde, mais aussi ruisselante de fraicheur par sa simplicité. Car ces mélodies, disait-il, doivent être « des exemples pour la qualité et la densité sans égale de la pensée musicale qui s’exprime sans détail superflu ».

 Une grande leçon de musique !

 Paris, le 17 Mai 2013                  Evelyne Trân

 

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